Clément Beaune appelle à « donner un signal positif » à l’Ukraine sur son adhésion à l’UE

Le ministre délégué chargé de l’Europe a indiqué qu’il fallait « être ouvert à [la] candidaure » de l’Ukraine à l’UE.

Euractiv France
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Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, a indiqué mardi (14 juin) sur France Inter qu’ « il faut donner un signal positif le plus vite possible » même si « lancer un processus d’adhésion, ça prend du temps ». [EPA-EFE/CHRISTOPHE PETIT TESSON]

Le ministre délégué chargé de l’Europe a indiqué qu’il fallait « être ouvert à [la] candidature » de l’Ukraine à l’UE.

Clément Beaune, ministre délégué chargé de l’Europe, a indiqué mardi (14 juin) sur France Inter qu’ « il faut donner un signal positif le plus vite possible » même si « lancer un processus d’adhésion, ça prend du temps ».

Selon lui, « l’urgence est d’arrêter la guerre, de reconstruire l’Ukraine et ensuite de la faire adhérer dans de bonnes conditions, et pour l’UE, et pour l’Ukraine ».

Cette prise de position intervient après que la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a déclaré que « nous voulons soutenir l’Ukraine dans son parcours européen », lors de son déplacement à Kiev, et après qu’elle a rappelé la nécessité de réformes dans le pays pour que la candidature aboutisse.

Le Conseil européen décidera d’accorder le statut de pays candidat à l’Ukraine à la fin du mois de juin, après l’avis de la Commission européenne cette semaine.

Emmanuel Macron aura peut-être aussi l’occasion de s’exprimer sur la question à l’occasion de son déplacement en Roumanie puis en Moldavie.

Le président français s’est rendu mardi (14 juin) « aux côtés des troupes françaises déployées en Roumanie dans le cadre de la présence avancée de l’OTAN » a indiqué l’Elysée. Dans la journée de mercredi, il se rendra en Moldavie.

Des médias italiens et allemands ont relaté qu’Emmanuel Macron pourrait se rendre dans la foulée en Ukraine, à Kiev, ce jeudi (16 juin), avec les chefs de gouvernement italien et allemand, Mario Draghi et Olaf Scholz.

Interrogé à plusieurs reprises, l’Elysée n’a pas souhaité confirmer cette information, en précisant simplement que « le président se rendra en Ukraine en temps utile » et que « plusieurs options sont à l’étude ».