Climat : l’Asie et l’UE soutiennent l’accord de 2009 [FR]
La Chine, l’UE et 23 autres nations asiatiques ont signé une déclaration dans laquelle ils promettent de s’attaquer au changement climatique dans le cadre des négociations conduites par l’ONU, qui se dérouleront lors d’un sommet majeur à Copenhague en décembre 2009.
La Chine, l’UE et 23 autres nations asiatiques ont signé une déclaration dans laquelle ils promettent de s’attaquer au changement climatique dans le cadre des négociations conduites par l’ONU, qui se dérouleront lors d’un sommet majeur à Copenhague en décembre 2009.
Nous appelons la communauté internationale à considérer les objectifs les plus ambitieux pour réduire les émissions de gaz à effet de serre, indique une déclaration commune signée à Pékin le week-end dernier (les 24-25 octobre) par les 45 nations qui ont participé aux sommets réguliers organisés sous la bannière du Asia-Europe Meeting (ASEM).
La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (UNFCCC) et le protocole de Kyoto devraient être la voie pour trouver un accord international sur le climat puisque les partenaires de la rencontre ont pris un engagement mutuel pour trouver une solution multilatérale à long terme au changement climatique, indique la déclaration.
Alors que la déclaration n’inclut aucun engagement spécifique fondé sur des pourcentages par rapport à la réduction des gaz à effet de serre, la formulation du document et le moment choisi pour sa publication sont des éléments primordiaux à la lumière de la prochaine conférence majeure de l’ONU sur le changement climatique prévue du 1er au 12 décembre à Pozna?, en Pologne.
Marquant une étape intermédiaire dans le cycle le plus récent des discussions internationales sur le changement climatique, lancé à Bali en décembre 2007 et qui devrait se conclure à Copenhague en décembre 2009, les discussions de Pozna? annoncent de nouvelles négociations plus détaillées sur la mise en œuvre de responsabilités communes mais différenciées pour que les pays développés ainsi que les pays en développement s’attaquent au problème du changement climatique.
Les pays développés devraient continuer à faire preuve de leadership en prenant des engagements appropriés qui soient notables et vérifiables et qui aillent dans le sens d’une réduction des émissions tout en fournissant de l’argent et des technologies aux Etats plus pauvres qui en plus de limiter leurs émissions de gaz à effet de serre luttent contre la pauvreté, souligne le document.
Les responsabilités différentes entre les pays riches et les pays pauvres sont également un problème au sein de l’UE. En effet, l’Italie et un certain nombre de nouveaux Etats membre ont fait part de leurs préoccupations par rapport au fait que les ambitions de réduire de 20 % d’ici 2020 les émissions de gaz à effet de serre seraient trop coûteuses pour leurs économies.
L’industrie lourde de l’UE cherche quant à elle à être exemptée des obligations qui contraignent les entreprises à acquérir des permis d’émissions en invoquant le fait que payer trop cher pour leurs émissions pourrait nuire à leur compétitivité internationale.
Un accord conclu au sein de l’UE devrait donc disposer de ramifications importantes avec les discussions internationales sur le climat, compte tenu du fait que le traitement réservé aux Etats membres plus pauvres et aux secteurs énergivores de l’UE aura une influence sur le mandat de l’UE et pourrait créer un précédent en vue d’un cadre international de réduction des émissions de gaz à effet de serre.