Covid : la hausse de cas en Chine ne devrait pas entraîner une hausse des cas dans l’UE, selon l’ECDC

Alors que le nombre de cas de Covid-19 augmente en Chine continentale, l’agence de santé de l’UE a déclaré mardi (3 janvier) que cette augmentation ne devrait pas provoquer de pic d’infections dans l’Union européenne.

Euractiv.com
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Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a déclaré que la situation épidémiologique de la Covid-19 dans l’UE/EEE ne devrait pas être affectée par le nombre élevé de cas en Chine en raison de l’immunité élevée de la population européenne. [[SHUTTERSTOCK/Robert Way]]

Alors que le nombre de cas de Covid-19 augmente en Chine continentale, le centre de santé de l’UE a déclaré mardi (3 janvier) que cette augmentation ne devrait pas provoquer de pic d’infections dans l’Union européenne.

Le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) a déclaré que la situation épidémiologique de la Covid-19 dans l’UE/EEE ne devrait pas être affectée par le nombre élevé de cas en Chine en raison de l’immunité élevée de la population européenne.

« Les variants qui circulent en Chine circulent déjà dans l’UE et, en tant que tels, ne posent pas de problème pour la réponse immunitaire des citoyens de l’UE/EEE. En outre, les citoyens de l’UE/EEE ont des niveaux d’immunité et de vaccination relativement élevés », a déclaré l’ECDC.

Certains États membres, comme la France, l’Italie et l’Espagne, ont déjà imposé des tests Covid aux voyageurs en provenance de Chine, tandis que d’autres attendent une approche coordonnée.

À partir de jeudi, l’Angleterre exigera des personnes en provenance de Chine continentale qu’elles effectuent un test avant le départ. En outre, un échantillon de passagers sera testé afin de renforcer les mesures existantes et de surveiller l’apparition de nouveaux variants.

« Il est judicieux pour nous d’adopter une approche équilibrée et préventive en annonçant ces mesures temporaires pendant que nous évaluons les données », a déclaré vendredi le secrétaire d’État britannique à la Santé, Steve Barclay.

L’UE propose des dons de vaccins adaptés aux variants

Mardi, un porte-parole de l’Union européenne a annoncé que la commissaire à la Santé, Stella Kyriakides, avait offert le soutien de l’Union européenne à ses homologues chinois pour faire face à la recrudescence de la maladie, sous la forme d’une expertise en matière de santé publique et de dons de vaccins européens adaptés aux variants. Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de réaction du côté chinois.

« En fonction de la réaction de l’autre partie, la conversation suivra son cours », a déclaré le porte-parole.

En décembre 2022, à la suite de manifestations massives contre ses mesures draconiennes, la Chine est revenue sur sa politique de « zéro Covid », une stratégie sur trois ans qui avait été très controversée.

Presque toutes les restrictions ont maintenant été levées, et les exigences de quarantaine pour les voyageurs étrangers devraient être supprimées plus tard en janvier.

Cependant, la faible immunité de la population a depuis entraîné une forte augmentation des cas, le nombre d’infections enregistrées atteignant un record historique le 2 décembre 2022. Bien que les chiffres aient diminué depuis, cela pourrait être attribué à la réduction de la capacité de dépistage, a souligné l’ECDC.

« On manque toujours de données fiables sur les cas de Covid-19, les admissions dans les hôpitaux, les décès ainsi que sur la capacité et l’occupation des unités de soins intensifs en Chine », a déclaré l’ECDC.

En outre, la commission de la Santé chinoise a cessé de partager les rapports quotidiens sur les cas de Covid-19 le 24 décembre.

Le 30 décembre, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a demandé aux autorités chinoises de partager régulièrement des données précises et en temps réel sur la situation épidémiologique. L’OMS exige notamment davantage de données sur le séquençage génétique, ainsi que sur l’impact de la maladie, telles que les hospitalisations, les admissions dans les unités de soins intensifs et les décès.

Une action commune est nécessaire

Mercredi, les États membres se réuniront pour discuter de la coordination d’éventuelles conditions d’entrée de la Chine dans l’UE, dans le sillage de la réunion tenue mardi par le Comité de sécurité sanitaire de l’UE (CSS), un groupe consultatif informel.

« La présidence cherche une approche commune de l’UE concernant l’introduction éventuelle de conditions d’entrée », a déclaré le ministre suédois de la Santé, Jakob Forssmed, dans un communiqué de presse. En effet, la Suède a pris la tête de la présidence tournante du Conseil de l’UE le 1er janvier.

Stockholm a déclaré que la réunion du dispositif intégré pour une réaction au niveau politique dans les situations de crise (IPCR) du Conseil est nécessaire pour coordonner une action européenne commune face à la levée des restrictions de sortie en Chine, combinée à la propagation croissante de la Covid-19 dans le pays.

« Il est important que nous mettions rapidement en place les mesures nécessaires », a déclaré M. Forssmed.

La semaine dernière, la commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a appelé à une action commune. « Nous devons travailler ensemble pour faire face aux impacts de la situation de la Covid-19 en Chine », a-t-elle déclaré dans un tweet vendredi.

Ce tweet faisait suite à une lettre envoyée aux ministres de la Santé des États membres le 29 décembre, dans laquelle Mme Kyriakides présentait des mesures communes, notamment le renforcement du contrôle des eaux usées et de la surveillance génomique.