Dans la crise, l’UE mise aussi sur le microcrédit
Afin d’amortir les effets de la crise économique, les ministres européens de l’emploi et des affaires sociales ont voté en faveur de la création d’un nouvel instrument de microcrédit pour l’Union européenne.
Afin d’amortir les effets de la crise économique, les ministres européens de l’emploi et des affaires sociales ont voté en faveur de la création d’un nouvel instrument de microcrédit pour l’Union européenne.
L’ampleur de la crise économique a conduit à la création d’un instrument de microcrédit de 100 millions d’euros de budget. Il s’adressera aux chômeurs et aux entreprises de moins de dix salariés. Dans le cadre de l’année 2010 consacrée à la lutte contre la pauvreté, « l’instrument de microfinancement donne une chance à ceux qui subissent les effets de la crise et il permettra de créer de nouveaux emplois », a estimé László Andor, commissaire européen à l’emploi, aux affaires sociales et à l’inclusion, le 8 mars 2010.
Cette adoption s’inscrit dans la continuité de l’initiative de la Commission européenne de novembre 2007 pour la promotion du développement du microcrédit dans l’Union européenne. Elle fait directement suite à la proposition de la Commission du 2 juillet 2009 de mettre en place un instrument de microfinancement à l’échelle de l’Union européenne. Grâce à une coopération avec des institutions financières internationales comme la Banque européenne d’investissement, un total de 500 millions d’euros pourrait être mobilisé. Les prêts seront plafonnés à hauteur de 25 000 euros. Cet instrument devrait être opérationnel d’ici juin 2010.
Un tel mécanisme existe déjà en France depuis 1989, par l’intermédiaire de l’Association pour le droit à l’initiative économique (ADIE) ou encore des Caisses d’épargne. Ce vote a été accueilli de façon très positive par Maria Nowak, présidente et fondatrice de l’ADIE. Ceci dit, elle considère que « cela ne changera pas fondamentalement les choses pour l’ADIE ». Une dimension importante pour la présidente de l’ADIE est d’accompagner cet instrument d’un changement institutionnel. Elle rappelle que la création en France du statut d’auto-entrepreneur a permis en 2009, la création de 300 000 entreprises. Le vote de ces fonds est, selon elle, un signe encourageant, mais l’enjeu de la réussite du système de microfinancement réside désormais dans l’adaptation de l’environnement règlementaire.