Dans la forêt, résoudre l’équation du carbone et du bois
Dans le scénario forestier de la programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE), le ministère de la transition énergétique met le pied sur l’accélérateur pour accroître les stocks de carbone et les produits issus du bois. Un article de notre partenaire le Journal de l'environnement.
Dans le scénario forestier de la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), le ministère de la transition énergétique met le pied sur l’accélérateur pour accroître les stocks de carbone et les produits issus du bois. Un article de notre partenaire le Journal de l’environnement.
Si la forêt est appelée à la rescousse, c’est pour accroître son rôle de « pompe à carbone », tout en préservant ses apports en énergie et en matériaux. Alors qu’elle occupe environ 24 millions d’hectares, dont 17 Mha en métropole, elle stocke en effet 10 % des émissions annuelles de gaz à effet de serre.
La Direction générale du climat et de l’énergie (DGEC) cite d’ailleurs l’Accord de Paris, invitant les États à renforcer les puits et réservoirs de GES des écosystèmes terrestres, notamment les forêts, d’ici la fin du XXIe siècle. L’objectif proposé pour 2050 est donc de séquestrer de 35 à 50 millions de tonnes équivalent (Mtéq) CO2 dans le massif de l’Hexagone : presque les émissions imputées à l’agriculture.
Prélèvements en hausse
Comme les produits du bois allègent aussi le bilan carbone des secteurs de l’énergie et de l’industrie en offrant combustibles et matières, le scénario suggère d’atteindre entre 75 et 95 millions de mètres cubes de volumes de bois en 2050. En comparaison, le prélèvement annuel moyen est estimé à 60 Mm3 pour un accroissement biologique annuel de 120 Mm3. Soit un taux de prélèvement de 50 %.
En avant le reboisement
La DGEC reste toutefois floue sur les moyens d’y parvenir. Pour accroître les stocks de carbone, elle s’appuie sur « l’amélioration de la gestion sylvicole », « le reboisement par enrichissement des boisements spontanés et boisement des terres dégradées et non utilisées », et « la réduction drastique des défrichements ». Pour le reste, elle suggère d’allonger la durée de vie des produits du bois et de développer leur recyclage et leur valorisation énergétique après utilisation. Une équation délicate, qui nécessitera d’être précisée lors des débats autour de la PPE (programmation pluriannuelle de l’énergie).
