Dépenses de défense : l'Italie atteint l'objectif de 2 % de son PIB avant le sommet de l'OTAN

L’Italie a atteint l’objectif de 2 % de son PIB accordé aux dépenses de défense — un objectif fixé par l’OTAN — avant le sommet de l’Alliance en juin, a-t-on appris jeudi 15 mai.

EURACTIV Italie
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Le ministre italien de la Défense, Guido Crosetto. [EPA-EFE/OLIVIER MATTHYS]

L’Italie a atteint l’objectif de 2 % de son PIB accordé aux dépenses de défense — un objectif fixé par l’OTAN — avant le sommet de l’Alliance en juin, ont annoncé les ministres des Affaires étrangères, Antonio Tajani, et de la Défense, Guido Crosetto, jeudi 15 mai.

Cette réalisation intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues et traduit une volonté de Rome de renforcer sa crédibilité stratégique au sein de l’alliance militaire.

Les ministres ont précisé qu’un rapport officiel détaillant à la fois les modalités de financement et les postes budgétaires concernés avait été transmis à l’OTAN.

L’atteinte de cet objectif par l’Italie, près d’une décennie après son engagement initial, s’inscrit dans une dynamique européenne généralisée de renforcement des budgets de défense.

Plusieurs pays européens, comme l’Allemagne, longtemps en retrait sur le plan militaire, ont récemment accéléré leur effort budgétaire sous la pression des États-Unis et à la lumière du conflit en Ukraine.

Cette étape intervient également alors que l’Alliance envisage de porter cet objectif à 5 % du PIB, un seuil que le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, propose de diviser en 3,5 % pour les dépenses directes de défense et 1,5 % pour les dépenses de sécurité au sens large.

Sur ce point, le vice-premier ministre Antonio Tajani, s’exprimant depuis la réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l’OTAN en Turquie, a indiqué qu’il considérait qu’une allocation de 3 % à la défense et de 2 % à la sécurité constituait une approche « plus juste » et « plus équilibrée ».

[Édité par Anne-Sophie Gayet]