Des conflits prennent fin alors qu’Obama entre en fonction [FR]
Alors que Barack Obama était investi en tant que 44ème président des Etats-Unis, lors d’une cérémonie qui a été regardée hier (20 janvier) par des milliards de personnes aux quatre coins du monde, deux conflits ont pris fin, envoyant un message au nouveau dirigeant de la seule superpuissance mondiale restante.
Alors que Barack Obama était investi en tant que 44ème président des Etats-Unis, lors d’une cérémonie qui a été regardée hier (20 janvier) par des milliards de personnes aux quatre coins du monde, deux conflits ont pris fin, envoyant un message au nouveau dirigeant de la seule superpuissance mondiale restante.
Barack Hussein Obama, qui a utilisé son deuxième nom lors de son investiture dans un geste symbolique à l’égard du monde arabe, a hérité de deux guerres de son prédécesseur, en Irak et en Afghanistan, et une crise économique majeure.
Fait révélateur, deux autres conflits ont pris fin juste avant son investiture : l’offensive israélienne dans la bande de Gaza et la deuxième « guerre du gaz » entre la Russie et l’Ukraine, qui a commencé au Nouvel An et a rappelé un conflit similaire de janvier 2006.
Un grand nombre d’observateurs ont souligné le fait que l’opération israélienne a été minutieusement planifiée pour avoir lieu les derniers jours du mandat de George W. Bush, pour éviter une ingérence majeure de la part de Washington. Lors de son discours d’investiture de vingt minutes, M. Obama n’a pas mentionné le conflit au Moyen-Orient malgré des garanties données par le passé quant au fait que cette question figurerait parmi les priorités de son agenda.
M. Obama a déclaré à l’intention du monde musulman qu’il cherchera « une nouvelle voie basée sur un intérêt commun et un respect mutuel ».
Mais il a averti : « Les leaders qui sèment le conflit et blâment l’Occident seront jugés par leur peuple pour ce qu’ils construisent et pas par ce qu’ils détruisent. ». Ceux qui se cramponnent au pouvoir par le biais de la corruption et du mensonge en réduisant au silence les contestations savent qu’ils sont du mauvais côté de l’histoire, a-t-il ajouté. Les Etats-Unis « leur tendront la main » à condition que leurs adversaires « acceptent de desserrer le poing ».
Dans son discours, M. Obama a également omis de mentionner la Russie, qui selon différents observateurs a gagné hier la « guerre du gaz » en obtenant des conditions économiques favorables pour les ventes à l’Ukraine et en affaiblissant le président ukrainien pro-OTAN, Viktor Yushchenko.
Le moment choisi pour résoudre la crise a été considéré par beaucoup comme un signal selon lequel Moscou commence à remettre en question l’environnement post Guerre froide, selon une déclaration récente d’un éminent eurodéputé d’Europe de l’Est.
A Bruxelles, Ion Mircea Pascu (PSE, Roumanie), ancien ministre de la Défense à Bucarest, a mis en garde la commission des Affaires étrangères du Parlement européen a averti que le différend gazier sera le plus grand jeu géostratégique des cinquante prochaines années. Il a indiqué que l’Europe ne devrait pas simplement accuser la Russie, mais plutôt comprendre que le pays a été mis de côté au cours de la dernière décennie, et souhaite désormais réévaluer son pouvoir retrouvé. Mais, selon l’ancien ministre, nous devons réagir.
Dans un document d’orientation, l’European Institute for Security Studies conseille à l’UE et aux Etats-Unis de s’engager dans d’étroites consultations pour rendre plus compatibles ses politiques à l’égard de la Russie, notamment en examinant sérieusement une proposition du président russe Dmitri Medvedev concernant l’architecture européenne en matière de sécurité.