Désaccord sur le texte de la Déclaration de Berlin [FR]
La présidence allemande cherche à obtenir un consensus sur la Déclaration de Berlin, qui marquera le 50ème anniversaire de l'UE le 25 mars 2007. Les opinions divergent toutefois sur le contenu du texte.
La présidence allemande cherche à obtenir un consensus sur la Déclaration de Berlin, qui marquera le 50ème anniversaire de l’UE le 25 mars 2007. Les opinions divergent toutefois sur le contenu du texte.
La déclaration devrait contenir quatre éléments. Elle évoquera dans un premier temps les accomplissements historiques de l’UE, tels que le marché commun, l’euro et l’espace Schengen permettant la libre circulation des personnes. Toutefois, cette partie s’avère déjà problématique, tous les Etats membres de l’UE n’ayant pas adopté la monnaie commune et quelques nouveaux Etats membres ne profitant pas encore de tous les avantages de la libre circulation au sein de l’Union européenne.
Le deuxième point abordera la question des valeurs européennes communes. Mais il semble tout aussi épineuse, sachant que certaines personnalités, notamment la chancelière allemande, Angela Merkel, souhaitaient inclure une référence à Dieu ou aux valeurs chrétiennes. Cependant, son partenaire de coalition social-démocrate, ainsi que certains pays comme la France, qui jouissent d’une longue tradition de laïcité, s’opposent à une telle référence.
La déclaration se penchera égalemement sur les futurs défis de l’UE, notamment la mondialisation, la sécurité énergétique et le changement climatique.
La dernière partie s’efforcera de démontrer la volonté politique d’aller de l’avant. A l’origine, cet élément aurait dû faire référence à la Constitution. Toutefois, s’agissant d’une question très délicate pour certains pays, comme la Pologne et le Royaume-Uni, elle a été abandonnée et sera certainement remplacée par une référence à un « traité » ou plus généralement à une « réforme institutionnelle ».
En France, où un référendum a rejeté la Constitution en 2005, le débat constitutionnel est très sensible, rendant encore plus difficile le débat sur la question en amont des élections présidentielles d’avril et mai 2007.
Cependant, tous ces éléments vont certainement finir par disparaître ou rester vagues. Comme le suggère la présidence allemande, la déclaration sera réduite au « plus faible dénominateur commun ».