Droits LGBTQI+ en Hongrie : la Commission européenne répond aux accusations de Viktor Orbán
La Commission européenne a réfuté les commentaires du Premier ministre hongrois Viktor Orbán en précisant qu'elle n'avait jamais souhaité la présence de militants LGBTQI+ dans les écoles hongroises, dans un communiqué de presse intitulé « Faits et mythes » mercredi (14 juillet).
La Commission européenne a réfuté les commentaires du Premier ministre hongrois Viktor Orbán en précisant qu’elle n’avait jamais souhaité la présence de militants LGBTQI+ dans les écoles hongroises, dans un communiqué de presse intitulé « Faits et mythes » mercredi (14 juillet).
« Bruxelles veut envoyer des militants LGBTQ dans les écoles hongroises. Nous ne laisserons pas cela se produire ! » M. Orbán a écrit sur sa page Facebook la semaine dernière en réaction à un débat au Parlement européen sur la nouvelle loi du pays interdisant la « représentation ou la promotion » de contenus LGBTQI+ auprès des mineurs.
Dans un geste rare, la Commission européenne a publié une déclaration mercredi (14 juillet) pour contrer les allégations sans attribuer explicitement la citation originale à M. Orbán, affirmant qu’elle a clairement exprimé ses réticences à l’égard de la loi dans une lettre qu’elle a envoyée à la ministre hongroise de la Justice Judit Varga le 23 juin.
Letter by @dreynders and @ThierryBreton on the new Hungarian bill that discriminates against people based on their sexual orientation https://t.co/gEyx6I3KEh pic.twitter.com/LwLgfoWTYI
— European Commission (@EU_Commission) June 23, 2021
La déclaration susmentionnée ne figure pas dans la lettre et aucune déclaration de ce type n’a été faite par la Commission, peut-on lire dans la déclaration.
Cette démarche est inhabituelle car la Commission ne réagit normalement pas aux déclarations des dirigeants nationaux et des hommes politiques.
« Élever des enfants est incontestablement le droit et la responsabilité des parents. Toutefois, l’égalité de traitement et le respect de la dignité humaine sont un droit fondamental de chaque citoyen de l’UE, tout comme la non-discrimination et la non-stigmatisation sur la base de l’identité religieuse, politique ou de genre et de l’orientation sexuelle », conclut l’exécutif européen.