Elargissement : la France prône la rigueur
Un communiqué du Conseil des ministres souligne l’intérêt de cette politique pour l’intégration et la stabilité de l’espace européen. Mais prône une certaine rigueur dans sa mise en œuvre.
Un communiqué du Conseil des ministres souligne l’intérêt de cette politique pour l’intégration et la stabilité de l’espace européen. Mais prône une certaine rigueur dans sa mise en œuvre.
Un atout à maîtriser. Au cours du Conseil des ministres du 16 février, le ministres des Affaires européennes, Laurent Wauquiez, a souligné que la politique européenne de l’élargissement avait « apporté une contribution significative à l’intégration et à la stabilité européenne ».
Si cette politique est un « puissant vecteur de réformes, de diffusion et de consolidation des valeurs et principes communs », le ministre a souligné qu’il souhaitait qu’elle soit conduite avec « une rigueur renouvelée ».
Maîtriser les adhésions
Pour cela, Laurent Wauquiez préconise que la perspective d’adhésion soit appréciée selon les seuls mérites propres à chaque État candidat.
Selon le compte-rendu, le rythme du processus d’élargissement doit être déterminé à la fois par la capacité de chaque candidat à remplir les critères d’adhésion et par la capacité d’absorption de l’Union.
Le gouvernement prône la même rigueur pour le processus d’élargissement de l’espace Schengen. « L’adhésion de nouveaux membres n’est en effet envisageable que si toutes les conditions nécessaires à l’intégrité et à la sécurité de notre espace commun de libre circulation sont réunies », a affirmé Laurent Wauquiez. Une précision qui intervient alors que la France s’oppose fermement à l’entrée de la Roumanie et de la Bulgarie dans l’espace Schengen.