Elargissement : la Roumanie entend se montrer à la hauteur des attentes de l'UE

Présentant le programme de son gouvernement au Parlement européen, le nouveau ministre roumain des affaires étrangères  a indiqué que Bucarest avait "pleinement confiance" dans sa capacité à entrer dans l'Union européenne en 2007. 

Présentant le programme de son gouvernement au Parlement
européen, le nouveau ministre roumain des affaires étrangères 
a indiqué que Bucarest avait « pleinement confiance »
dans sa capacité à entrer dans l’Union européenne en 2007. 

Invité par la commission des Affaires étrangères du
Parlement européen, mercredi 2 février, le nouveau ministre roumain
des affaires étrangères Mihai Razvan Ungureanu a réaffirmé la
détermination de son gouvernement à éradiquer la
corruption et à consolider la démocratie, inscrivant
cette action dans le cadre non pas d’une « chasse aux sorcières »,
mais de « la quête d’une moralité oubliée ». 

L’UE voit dans la corruption l’un des principaux
problèmes devant être résolus par la Roumanie
avant que le pays puisse faire son entrée dans
l’UE. Bucarest espère que son adhésion à
l’Union pourra intervenir à la date prévue du 1er janvier
2007, mais l’UE a clairement indiqué que cette
échéance pourrait être repoussée si les autorités roumaines
prenaient du retard dans la mise en oeuvre des réformes
prévues.  

Selon M. Ungureanu, Bucarest est résolue à se montrer à la
hauteur des attentes de l’Union européenne, « les espoirs
d’adhésion étant plus solides que jamais [du côté des
autorités de Bucarest] ». La Roumanie s’apprête accéder au
statut d’observateur au sein des institutions
européennes. Suite à la signature du traité d’adhésion, prévue
pour le 25 avril, le pays pourra faire siéger 35
observateurs au Parlement européen.

Dans le cadre de sa visite à Bruxelles, le ministre roumain a
également rencontré le Commissaire à l’élargissement Olli
Rehn, qui a rappelé à son hôte que la Commission continuerait
à suivre d’un oeil vigilant les progrès de Bucarest sur
les dossiers de justice et d’affaires intérieures,
d’aides d’Etat et de concurrence.