Élisabeth Borne se rend en Allemagne dans le cadre d’un rapprochement franco-allemand
La Première ministre française Elisabeth Borne rendra visite au chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin ce vendredi, clôturant ainsi une semaine d’intenses discussions visant à stimuler le partenariat sur tous les fronts.
La Première ministre Elisabeth Borne rendra visite au chancelier allemand Olaf Scholz à Berlin ce vendredi (25 novembre), clôturant ainsi une semaine d’intenses discussions visant à stimuler le partenariat sur tous les fronts.
Vendredi, Elisabeth Borne se rendra à Berlin dans le but de renforcer la relation franco-allemande, a confié le cabinet de la Première ministre à EURACTIV.
« Avec la visite de la Première ministre ce vendredi à Berlin, on s’inscrit totalement dans cet élan donné par le président de la République et le chancelier allemand le 26 octobre, cet élan de renforcement de nos relations et de relance du franco-allemand sur tous les sujets », peut-on également lire dans le communiqué.
Ces déclarations interviennent alors que des rumeurs font état d’un report du Conseil des ministres franco-allemand en raison de profonds désaccords entre la présidence française et la chancellerie allemande sur des sujets comme la flambée des prix de l’énergie, le nucléaire ou les questions de défense européenne.
La réunion conjointe a été reportée en raison d’une « volonté de creuser davantage et d’avoir pour le CMFA davantage de délivrables » pour celle-ci, a confirmé Matignon.
« Cette visite se déroule dans un contexte […] où nos deux pays ont une responsabilité très forte, une responsabilité historique », a ajouté le cabinet de Mme Borne, citant notamment la guerre en Ukraine et la crise énergétique.
En début de semaine, les ministres français et allemands se sont entretenus avec leurs homologues respectifs, envoyant un message d’unité comme l’ont fait lundi (21 novembre) la ministre française des Affaires étrangères Catherine Colonna et son homologue allemande Annalena Baerbock.
« Il y a un couple franco-allemand, un moteur franco-allemand, des relations franco-allemandes, quel que soit le nom qu’on lui donne », a déclaré Mme Colonna. Mme Baerbock a pour sa part souligné l’importance pour « l’Allemagne et la France d’adopter un rythme commun quand cela est nécessaire ».
Selon le cabinet de la Première ministre française, de bonnes relations franco-allemandes sont essentielles pour que l’Union européenne puisse faire face aux nombreux défis qui se posent aujourd’hui.
« Nous avons besoin d’un dialogue bilatéral approfondi sur tous les sujets d’intérêt pour nos concitoyens mais également un dialogue qui permet de préparer toutes les grandes échéances européennes, puisque le travail en Franco-allemands est un travail absolument essentiel pour préparer la voie à des compromis européens », a également indiqué le cabinet.
[Davide Basso a participé au reportage de cet article.]