Emmanuel Macron demande à Vladimir Poutine « une trêve » à Marioupol
Le président français a exigé du président russe qu’une trêve soit déclarée et que le respect des conditions humanitaires minimales soit garanti pour qu’une opération humanitaire exceptionnelle à Marioupol avec la Grèce et la Turquie puisse être mise en place, a indiqué l’Élysée.
Le président français a exigé du président russe qu’une trêve soit déclarée et que le respect des conditions humanitaires minimales soit garanti pour qu’une opération humanitaire exceptionnelle à Marioupol avec la Grèce et la Turquie puisse être mise en place, a indiqué l’Élysée.
L’Élysée a souligné que « la situation [à Marioupol] est catastrophique sur le plan humanitaire » et qu’il est nécessaire que « les conditions humanitaires minimales » soient assurées, ce qui « à ce stade ce n’est pas le cas », notamment concernant la liberté des civils de pouvoir quitter la ville.
Le palais présidentiel a également indiqué la « nécessité de se mobiliser politiquement », par l’organisation d’une opération humanitaire dans la ville de Marioupol. Les Ukrainiens et plusieurs organisations humanitaires sont impliqués, dont la Croix rouge internationale et le Haut commissariat pour les réfugiés, sous l’égide des Nations unies.
L’opération sera coordonnée en étroite collaboration avec les autorités grecques et turques, « une avancée majeure » selon l’Élysée.
Pendant plus d’une heure, lors d’un appel entre Emmanuel Macron et Vladimir Poutine mardi 29 mars, le président français a détaillé à son homologue russe les conditions pour la mise en place d’une opération humanitaire dans la ville de Marioupol, parmi d’autres sujets abordés.
En particulier, Emmanuel Macron a demandé « une trêve pour permettre aux civils de partir » de la ville, s’ils le souhaitent, et « dans la direction » qu’ils veulent, indique l’Élysée. De plus, le président français a demandé que l’ « aide humanitaire puisse arriver sans entraves et avec une sécurité garantie, nécessaire pour les organisations humanitaires ».
En revanche, il n’est pas fait état d’avancées concrètes à ce stade du côté du Kremlin, étant donné que Vladimir Poutine « a écouté » Emmanuel Macron et a indiqué qu’il « allait y réfléchir et allait revenir vers nous », a ajouté l’Élysée.