En bref - la Turquie ne doit pas relâcher ses efforts sur le front des réformes

Le Commissaire à l'élargissement, Olli Rehn, a prévenu les autorités d'Ankara que l'entrée de la Turquie dans l'UE était liée à la poursuite du processus de réformes en matière de politique économique et de droits de l'Homme.

Le Commissaire à l’élargissement, Olli Rehn, a prévenu les autorités d’Ankara que l’entrée de la Turquie dans l’UE était liée à la poursuite du processus de réformes en matière de politique économique et de droits de l’Homme.

Lors du premier jour de sa visite en Turquie, dimanche 6 mars, le Commissaire Rehn a déclaré qu’il était « extrêmement important que la Turquie continue à aller de l’avant sur la voie des réformes juridiques, politiques et économiques ». Alors que la Turquie doit entamer ses négociations d’adhésion avec l’Union européenne en octobre 2005, plusieurs signes récents semblent témoigner d’un fléchissement de la détermination d’Ankara à mettre en oeuvre les réformes exigées par Bruxelles. L’Union européenne se montre toujours préoccupée du médiocre bilan affiché par la Turquie en matière de droits de l’Homme, même si le Commissaire Rehn a admis que le gouvernement de M. Erdogan avait mis en oeuvre des « réformes significatives » dans ce domaine. Un autre sujet sensible demeure la question chypriote, sur laquelle l’UE attend des progrès importants de la part d’Ankara.

Le ministre turc des affaires étrangères, Abdullah Gul, a de son côté confirmé l’engagement du gouvernement turc à poursuivre les réformes en cours, indiquant par ailleurs qu’Ankara signerait une version « élargie » de son accord douanier avec l’UE, englobant les dix nouveaux Etats membres (y compris Chypre).