Endettement des ménages : le cri d'alerte de la Banque centrale espagnole

L’inflation et la hausse des taux d’intérêt fragilisent de plus en plus la situation des ménages espagnols. 1,5 million de ménages consacrent plus de 40 % de leurs revenus au remboursement de leurs dettes.

EURACTIV avec l'EFE
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L’étude a révélé que les électeurs des partis de gauche de la coalition au pouvoir sont les plus favorables à une fin rapide du conflit, même si cela implique des concessions territoriales de l’Ukraine à Moscou. [Shutterstock/Daniel Myjones]

L’inflation et la hausse des taux d’intérêt fragilisent de plus en plus la situation des ménages espagnols. 1,5 million de ménages consacrent plus de 40 % de leurs revenus au remboursement de leurs dettes.

La Banque d’Espagne (Banco de España, BDE) estime dans une nouvelle étude que la proportion de ménages « très endettés » est en augmentation de près de quatre points, mettant en péril la solvabilité de près de 350 000 foyers.

De nombreux partis au sein de la coalition gouvernementale des gauches ont récemment averti que la crise inflationniste pourrait se traduire par une crise plus structurelle, mettant de fait en péril le système bancaire espagnol dans son entièreté.

Le taux Euribor (Euro Interbank Offered Rate) a continué de grimper en octobre, mais à un rythme plus lent qu’en septembre, où il avait enregistré sa plus forte hausse depuis des décennies.

Jeudi (27 octobre), la Banque centrale européenne (BCE) a relevé de 75 points de base supplémentaires les taux d’intérêt dans l’Union européenne pour les porter à 2 %, ce qui a également alimenté une nouvelle hausse du taux Euribor, selon le quotidien financier Cinco Días.

Dans le cas d’un prêt hypothécaire standard en Espagne — de 150 000 € pour 25 ans avec un différentiel de 1 % sur l’Euribor — la mensualité passera de 533 € à 761 €, soit 228 € de plus par mois ou 2 736 € de plus par an pour une famille moyenne.

Pour une maison évaluée à 180 000 euros, l’augmentation serait d’environ 3 300 euros par an.

La semaine dernière, la présidente de la BCE, Christine Lagarde, a prévenu qu’elle allait procéder à de nouvelles hausses de taux, peut-être plus modérées, afin d’éviter que l’économie européenne n’entre en récession l’année prochaine.