Entretien : L'UE peut contribuer à garantir le respect des droits humains au Kosovo [FR]
Dans un entretien avec EURACTIV, Sian Jones, chercheur chez Amnesty International, soutient que l'UE peut faire la différence en matière de protection des droits humains au Kosovo en soutenant le développement de nouvelles institutions.
Dans un entretien avec EURACTIV, Sian Jones, chercheur chez Amnesty International, soutient que l’UE peut faire la différence en matière de protection des droits humains au Kosovo en soutenant le développement de nouvelles institutions.
Selon Sian Jones, la région a beaucoup de problèmes concernant le respect des droits humains, comme le montre l’échec de la Serbie et du Kosovo à livrer à la justice les personnes suspectées de crimes de guerre. Toutefois, elle estime qu’une pression accrue de la part de la communauté internationale pourrait aider à faire comparaître des criminels de guerre comme Ratko Mladic ou d’autres devant le Tribunal pénal international pour l’ex-Yougoslavie (TPI).
Dans le cadre de la proposition relative au statut futur du Kosovo présentée par l’envoyé spécial des Nations Unies, Martti Ahtisaari, l’UE tente actuellement de déterminer comment renforcer la coopération de la Serbie avec le TPI (voir EURACTIV 12/02/07).
S. Jones précise qu’Amnesty International se félicite de l’accent que M. Ahtisaari met dans son projet sur la promotion et la protection des droits humains et des libertés fondamentales, reconnus sur le plan international. Néanmoins, l’organisation critique le fait que de nombreuses chartes internationales sur les droits économiques, sociaux et culturels, de même que sur le trafic d’êtres humains, « ne sont pas directement applicables au Kosovo ».
Cependant, S. Jones considère que l’UE pourrait faire évoluer la situation en favorisant la création d’institutions veillant au respect des droits humains et l’établissement de règles condamnant le trafic d’êtres humains au Kosovo.
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