Erdogan souhaite la tenue d'un sommet UE-Turquie avant juillet
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré à la chancelière allemande Angela Merkel, lors d'un appel vidéo lundi (8 février), qu'il espèrait la tenue d'un sommet avec les dirigeants de l'Union européenne au cours du premier semestre 2021 pour apaiser les tensions.
Le président turc Recep Tayyip Erdoğan a déclaré à la chancelière allemande Angela Merkel, lors d’un appel vidéo lundi (8 février), qu’il espèrait la tenue d’un sommet avec les dirigeants de l’Union européenne au cours du premier semestre 2021 pour apaiser les tensions entre les deux parties.
Erdoğan a déclaré qu’il espérait que la réunion pourrait être organisée avant que le Portugal – considéré comme amical par Ankara – ne renonce à la présidence tournante du bloc, a indiqué son bureau dans un communiqué suite à son échange avec Angela Merkel.
Bruxelles avait pour autant déclaré le mois dernier que des « gestes crédibles » de Erdoğan seraient nécessaires pour recoller les morceaux. Les relations entre l’UE et la Turquie restent tendues, notamment en raison de la poussée de l’exploration gazière d’Ankara en Méditerranée orientale l’année dernière.
Après l’indignation des États membres, la Grèce et Chypre, les dirigeants européens ont décidé en décembre d’ajouter de nouvelles personnalités turques à une liste noire de sanctions et de définir des options pour des sanctions plus sévères. Depuis lors, la rhétorique s’est considérablement assagie, Erdoğan ayant insisté sur le fait qu’il voulait « tourner une nouvelle page ».
Le dernier « sommet » UE-Turquie s’est tenu le 26 mai 2018 sous la présidence bulgare, à Varna. L’UE était représentée par Jean-Claude Juncker, alors chef de la Commission européenne, Donald Tusk, alors président du Conseil, et Boyko Borissov, premier ministre du pays hôte, qui avait fait pression pour que ce sommet ait lieu.
En amont du nouveau sommet des dirigeants de l’UE, les 25 et 26 mars, Erdoğan a déclaré à Merkel lundi qu’il espérait l’avènement d’un « ordre du jour positif » dans les relations entre la Turquie et l’UE. Dans sa propre déclaration, le bureau de Merkel a déclaré que celle-ci saluait « les récents signaux et développements positifs en Méditerranée orientale ».
La discorde demeure sur d’autres fronts entre les voisins, l’UE ayant condamné la semaine dernière les détentions d’étudiants universitaires par la Turquie et un « discours de haine » anti-LGBT de la part d’Erdoğan. La répression sévère contre les manifestants qui avaient protesté contre l’installation d’un loyaliste de Erdoğan à la tête de leur université a incité Bruxelles à mettre en garde contre « les développements négatifs en Turquie en matière… d’État de droit, de droits de l’homme et de système judiciaire ».
(Édité par Magdalena Pistorius)