Espace Schengen : le PIB de la Roumanie pourrait augmenter de 2 % en 2025

Après plus d’une décennie de débats et d’opposition, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne (UE) ont décidé, jeudi 12 décembre, de lever les contrôles aux frontières terrestres intérieures avec et entre la Bulgarie et la Roumanie, leur permettant ainsi de rejoindre pleinement l’espace Schengen.

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La Roumanie et la Bulgarie rejoindront pleinement l’espace Schengen au 1er janvier 2025. [Shutterstock/M-SUR]

Après plus d’une décennie de débats et d’opposition, les ministres de l’Intérieur de l’Union européenne (UE) ont décidé, jeudi 12 décembre, de lever les contrôles aux frontières terrestres intérieures avec et entre la Bulgarie et la Roumanie, leur permettant ainsi de rejoindre pleinement l’espace Schengen.

Certains prédisent que le PIB de la Roumanie pourrait augmenter de 2 % en 2025.

Selon les déclarations des responsables politiques à la suite de l’annonce de l’adhésion de la Roumanie au 1er janvier 2025, cette nouvelle étape permettra aux entreprises d’économiser des millions d’euros par an et d’accroître la compétitivité de la Roumanie sur le marché européen.

La décision finale du Conseil « Justice et affaires intérieures » de l’UE concernant l’accession de la Roumanie et de la Bulgarie à l’espace Schengen permettra aux voyageurs de se déplacer « plus rapidement et plus facilement », tout en réduisant les coûts logistiques pour les entreprises, a commenté le président roumain Klaus Iohannis.

Il a également noté que la décision « renforce considérablement l’attrait de la Roumanie pour les investisseurs étrangers, qui bénéficieront de l’amélioration de la connectivité du pays ».

Techniquement, la Bulgarie et la Roumanie remplissent les critères d’adhésion à l’espace Schengen depuis 2011, et la Commission européenne et le Parlement européen ont exprimé leur soutien à plusieurs reprises. Toutefois, l’opposition politique — principalement des Pays-Bas et de l’Autriche — avait jusqu’à maintenant retardé leur adhésion.

Le ministre roumain des Finances, Ioan-Marcel Boloș, a décrit ce développement comme un « moment qui change la donne » pour l’économie nationale.

Avec la suppression des contrôles aux frontières, « les transporteurs économiseront des millions d’euros chaque année et les produits roumains atteindront les marchés européens plus rapidement et à moindre coût », a-t-il affirmé. Le ministre des Finances a également souligné que la Roumanie était sur le point de devenir « une plaque tournante stratégique dans les chaînes d’approvisionnement européennes ».

Le ministre de l’Économie et du Tourisme, Ştefan Radu Oprea, a prédit une augmentation du tourisme en Roumanie, citant l’expérience similaire de la Croatie après son entrée dans l’espace Schengen en 2023.

Le vice-président du Parlement européen Victor Negrescu (PSD/S&D) a estimé que le PIB de la Roumanie pourrait augmenter de 2 % en 2025 suite à l’adhésion à l’espace Schengen.

Selon lui, le secteur des transports, la production industrielle, le tourisme et l’agriculture en seraient les « principaux bénéficiaires ».

Il a également souligné les « avantages politiques » de l’adhésion à l’espace Schengen, en faisant remarquer qu’elle mettait à mal l’un des principaux arguments des discours extrémistes.

Victor Negrescu a rappelé que, pendant la campagne présidentielle, « des voix anti-européennes ont affirmé que l’adhésion à l’espace Schengen n’aurait jamais lieu ».