Espagne : la désinformation inquiète les autorités à l’approche des élections

La police et le département de la sécurité nationale enquêtent sur une vague de campagnes en ligne visant à saper la crédibilité des élections régionales à venir. Les autorités craignent que ces campagnes ne se multiplient avant la présidence espagnole du Conseil de l’UE et les élections générales.

Euractiv.com
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La campagne au centre de l’enquête a pour objectif d’ébranler la confiance du public dans les élections et de saper la crédibilité des résultats en inondant les réseaux sociaux de fausses informations et d’informations manipulées. [SHUTTERSTOCK/PP Photos]

La police espagnole et le département de la sécurité nationale enquêtent sur une vague de campagnes en ligne visant à saper la crédibilité des élections régionales à venir. Les autorités craignent que ces campagnes ne se multiplient avant la présidence espagnole du Conseil de l’UE et les élections générales de novembre.

La campagne au centre de l’enquête a pour objectif d’ébranler la confiance du public dans les élections et de saper la crédibilité des résultats en inondant les réseaux sociaux de fausses informations et d’informations manipulées, rapporte El Periodico.

Les autorités ont identifié deux principaux types de discours utilisés dans le cadre de la campagne. Le premier consiste à accuser le gouvernement de tenter d’interférer dans les résultats des élections en élargissant le recensement électoral et en autorisant les migrants et les citoyens vivant à l’étranger à voter. La seconde consiste à accuser Indra, l’entreprise de technologie et de défense chargée de contrôler les votes, de falsifier les résultats.

Bien que la campagne ait commencé au début du mois d’avril, elle atteint aujourd’hui son apogée et des sources proches de l’enquête craignent qu’il ne s’agisse que de la première phase de campagnes de désinformation successives visant les élections nationales prévues en décembre et la présidence espagnole du Conseil de l’UE, qui aura lieu de juillet à décembre.

Les messages sont publiés par de faux comptes sur les réseaux sociaux liés à l’extrême droite, aux théoriciens du complot, aux opposants à la vaccination et aux négationnistes du changement climatique. Les autorités policières pensent que la campagne a une origine locale en Espagne, mais elles n’écartent pas la possibilité d’une ingérence étrangère.

Même si ces campagnes ont une portée limitée, elles peuvent avoir un impact significatif si la presse conventionnelle reprend les messages et les théories, comme cela s’est produit avec le récit de la campagne de désinformation sur l’élargissement du recensement électoral, rapporte El Periodico.

[Édité par Anne-Sophie Gayet]