La coopération UE-OTAN ne sera plus que militaire

Le lutte contre la propagande et les cyberattaques est évoquée dans  nouveau partenariat stratégique. Une première.

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Federica Mogherini au Conseil du 19 juin. [[Council]]

Le lutte contre la propagande et les cyberattaques est évoquée dans  nouveau partenariat stratégique. Une première.

En juillet 2016, lors du sommet de l’OTAN à Varsovie, l’UE et l’Alliance transatlantique ont adopté pour la première fois une déclaration commune. Celle-ci liste sept secteurs concrets sur lesquels les deux organisations devraient mieux coopérer. En décembre, la rédaction bisannuelle d’un rapport et 42 propositions pour l’application de cette déclaration ont été adoptées.

Les ministres indiquent aujourd’hui que cette coopération a déjà eu des résultats considérables, notamment dans la lutte contre les menaces hybrides. Un centre européen ad hoc a d’ailleurs été installé à Heksinki.

La Finlande partage 1 300 km de frontière avec la Russie, accusée de mettre en place des campagnes dites hybrides dans le cadre de son conflit avec l’Ukraine. Les campagnes hybrides combinent des moyens militaires conventionnels et officieux, notamment les cyberattaques, la propagande et autres techniques indirectes.

La toute première évaluation du renseignement commun sur un sujet hybride entre l’UE et l’OTAN sera bientôt disponible, ont indiqué les ministres, qui ajoutent      que les pays partenaires de l’Est (les pays proches de l’UE étant la Moldavie, la Géorgie et l’Ukraine) et ceux des Balkans occidentaux ont reçu de l’assistance dans ce domaine. Moscou ne cache pas considérer les pays des Balkans occidentaux comme faisant partie de sa sphère d’influence.

Des progrès sont apparemment en cour pour une meilleure interaction dans la lutte contre les cyberattaques. Pour la première fois, le personnel de l’OTAN et de l’UE est censé réaliser des exercices de réaction à un scénario hybride.

Un diplomate européen a indiqué à Euractiv que, comme d’habitude, certains États voulaient aller au-delà des 42 mesures, alors que d’autres freinaient des quatre fers. Ces divergences d’opinions sont cependant marginales, l’essentiel étant, selon lui, l’amélioration et l’approfondissement de la coopération.

Pour le diplomate, le plus important est la transformation en routine des contacts entre le personnel des deux organisations, à la fois au niveau formel et informel.