Européennes 2024 : Emmanuel Macron temporise sur un éventuel soutien à la candidature d’Ursula von der Leyen

Emmanuel Macron a refusé vendredi (22 mars) de se prononcer dès maintenant sur un éventuel soutien de la France à un nouveau mandat de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après les élections européennes de juin.

EURACTIV France avec AFP
European Council in Brussels
« On verra », « à l’issue des élections, à la lumière de celles-ci, on aura des choix institutionnels à faire », a éludé le président français lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles. [EPA-EFE/OLIVIER HOSLET]

Emmanuel Macron a refusé vendredi (22 mars) de se prononcer dès maintenant sur un éventuel soutien de la France à un nouveau mandat de la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen après les élections européennes de juin.

« On verra », « à l’issue des élections, à la lumière de celles-ci, on aura des choix institutionnels à faire », a éludé le président français lors d’une conférence de presse à l’issue d’un sommet européen à Bruxelles.

« Le président de la République française ne participe pas à la campagne européenne », a-t-il ajouté, alors que son entourage lui prête l’intention de s’impliquer pleinement dans ce scrutin qui voit, aujourd’hui en France, l’extrême droite largement favorite devant son camp.

Emmanuel Macron a réaffirmé son opposition au système selon lequel les grandes familles politiques présentent un candidat pour mener leur campagne des Européennes en vue de diriger la Commission s’ils sortent vainqueurs. La présidente sortante, Ursula von der Leyen, est la candidate du Parti populaire européen (PPE).

Mais l’ex-ministre allemande avait été nommée après les élections de 2019 à la faveur d’un compromis entre, notamment, la France et l’Allemagne, sans avoir été préalablement la candidate d’un parti européen.

« La présidence de la Commission a une vocation de défense de l’intérêt général », « elle doit s’élever tout à la fois au-dessus des partis et des pays », « donc elle ne doit pas être surpolitisée », a estimé Emmanuel Macron.

Le président français a relevé que son propre parti Renaissance (membre du groupe Renew Europe au Parlement européen) était d’accord avec certains points du programme du PPE et « en désaccord » avec d’autres.

Il a souligné que le parti de la droite française, Les Républicains, ne soutenait pas la candidature d’Ursula von der Leyen alors même qu’il appartient au PPE. « C’est compliqué, la vie politique européenne », a-t-il ironisé.