Feux de forêt : la France favorable à une force européenne
Pour faire face aux feux de forêt, l’Union européenne envisage la mise en place d’une force de réaction rapide. Depuis le début de l’été, la situation en Europe du Sud est critique, les moyens de lutte ayant atteint leurs limites. Les autorités françaises ont indiqué qu’elles étaient favorables à la mise en place de cette structure.
Pour faire face aux feux de forêt, l’Union européenne envisage la mise en place d’une force de réaction rapide. Depuis le début de l’été, la situation en Europe du Sud est critique, les moyens de lutte ayant atteint leurs limites. Les autorités françaises ont indiqué qu’elles étaient favorables à la mise en place de cette structure.
En bref :
« Jamais un mois de juillet n’aura été aussi désastreux », a annoncé la Commission européenne. Alors que la saison des feux de forêt vient à peine de commencer, 3376 kilomètres carrés ont déja été ravagés par les flammes en 2007, selon les chiffres provisoires, contre un total de 3585 kilomètres carrés en 2006.
Pour lutter plus efficacement contre ces incendies, le commissaire à l’Environnement, Stavros Dimas, a proposé le 31 juillet de créer une force européenne permanente de protection civile, équipée d’au moins dix avions bombardiers d’eau, prêts à réagir à tout moment. Cette structure permettrait de répondre aux feux de forêts qui ravagent régulièrement le sud de l’Europe.
Dans le même temps, la Commission a indiqué qu’elle accorderait son aide à la Macédoine, pays candidat à l’Union européenne, qui lutte contre d’importants feux de forêt depuis plusieurs semaines.
« Ce geste de solidarité envers un pays de l’ex-Yougoslavie arrive au moment même où l’Europe du Sud est en train de brûler, épuisant toutes ses énergies disponibles », a commenté le commissaire.
Depuis juin, l’Union européenne a reçu neuf demandes d’assistance venant de Grèce, de Bulgarie, de Chypre, d’Italie, de Macédoine et d’Albanie. Récemment, les feux ont échappé à tout contrôle dans les îles Canaries (Espagne) et au Portugal.
Le mécanisme d’intervention existant, qui comprend les 27 États membres ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein, et met en commun les ressources disponibles pour aider n’importe quel pays sinistré à travers le monde, est aujourd’hui au bout de ses capacités.
« Le temps est venu d’améliorer ce mécanisme, pour être beaucoup plus efficace dans le futur », a déclaré Stavros Dimas.
Le président français, Nicolas Sarkozy et le premier ministre grec, Costas Karamanlis, ont apporté leur soutien à la création d’une telle force. La Grèce et la France sont victimes tous les ans de grands feux de forêt, qui ravagent plusieurs milliers d’hectares de végétation.
La Commission a indiqué que les régions touchées pourront prétendre à l’assistance financière du fonds européen de solidarité (1 milliard d’euros). L’argent servira à nettoyer les zones brûlées et à réparer les dommages causés aux infrastructures des régions.
Lors d’une visite aux pompiers dans le Gard, le 26 juillet, le ministre de l’Agriculture et de la pêche, Michel Barnier, s’était déjà déclaré favorable à la création d’une organisation baptisée « Europe Aide », qui mutualiserait les moyens en matériel et en homme de l’UE. «Les catastrophes peuvent se produire n’importe où et à n’importe quel moment et dès qu’elles se produisent il faut agir vite», avait-t-il expliqué.
L’ancien commissaire européen avait mis en avant l’exemple des pays du Sud : «Pourquoi ne pas faire comme le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la Grèce qui se rassemblent chaque année lors de simulations grandeur nature ? S’entraîner, c’est se préparer à affronter le pire, en gagnant en rapidité».