Fico défend son gouvernement 'socio-démocrate' à Bruxelles [FR]
Le nouveau premier ministre slovaque, Robert Fico, a souligné que son gouvernement était résolu à trouver le bon équilibre entre la poursuite des réformes économiques et la création d'un état providence efficace.
Le nouveau premier ministre slovaque, Robert Fico, a souligné que son gouvernement était résolu à trouver le bon équilibre entre la poursuite des réformes économiques et la création d’un état providence efficace.
Lors de sa rencontre avec la Commission, M. Fico a confirmé que son gouvernement reste fermement engagé vis-à-vis du calendrier européen en matière d’emploi et de croissance (agenda de Lisbonne) et des obligations en ce qui concerne les critères de convergence. Il a également été rassurant en soulignant que son gouvernement sera attentif à « l’intolérance ethnique ». En effet, les récents troubles contre la minorité hongroise ont provoqué une certaine inquiétude à Bruxelles.
En s’adressant aux journalistes et lobbyistes à l’EPC, le dirigeant slovaque a insisté sur la composition sociale et démocratique de son gouvernement. Il a promis une « claire continuité » en affaires étrangères (NATO et UE) et affirmé que la Slovaquie soutenait pleinement l’adhésion à l’UE de la Roumanie et de la Bulgarie.
Le premier ministre a également renouvelé son engagement concernant le calendrier pour l’entrée de la Slovaquie dans Schengen et dans la zone euro en 2009.
Fico a insisté sur le fait que son gouvernement respectera l’accord avec l’UE sur la question du déclassement des deux réacteurs nucléaires de Bohunice tout en précisant que son pays aspirait à réduire ses importations d’électricité dans le futur.
Le nouveau chef du gouvernement souhaite mener son pays sur la voie d’un « état providence économiquement viable ». Robert Fico a accusé le gouvernement précédent d’avoir introduit des réformes économiques dont la majorité des citoyens slovaques n’a pas bénéficié. Selon M. Fico « la Slovaquie a le plus haut taux de pauvreté en Europe et aussi un très fort taux de chômage […] Huit années de réformes de droite ont été un désastre ».
Fico a promis de continuer à reformer et à respecter les critères de Maastricht mais pas « sur le dos de la population ». Selon le premier ministre, une forte croissance économique (récemment plus de 7% et aux alentours des 5% dans le futur) accompagnée d’un dégraissage de l’appareil d’Etat devenu inefficace et bureaucratique devrait permettre de dégager les ressources nécessaires au pays afin d’établir un subtil équilibre entre la conformité aux critères de Maastricht et la construction d’un nouvel état providence. Il s’est également engagé à utiliser efficacement les fonds de l’UE et à lutter contre la corruption.