Fiscalité: Facebook veut faire amende honorable en Europe

Le réseau social ne va plus centraliser ses revenus publicitaires en Irlande, annonce mercredi son directeur financier. Facebook revendique plus de transparence… et s’évite surtout de futures amendes. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Ouest-France
Facebook a annoncé mardi que ses revenus publicitaires seraient comptabilisés localement à partir de 2018

Le réseau social a annoncé qu’il ne centraliserait plus ses revenus publicitaires en Irlande, où la fiscalité des entreprises est la plus basse d’Europe. Une annonce qui devrait éviter au géant de futures amendes. Un article de notre partenaire Ouest-France.

Facebook a annoncé mardi que ses revenus publicitaires seraient comptabilisés localement à partir de 2018 et ne seraient plus affectés à son siège européen à Dublin, mais cette décision ne devrait pas conduire à une hausse sensible de ses impôts.

Dans le collimateur de Bruxelles, les « GAFA » (Google, Apple, Facebook et Amazon) sont régulièrement accusés de faire de l’optimisation fiscale en Europe.

Facebook promet plus de transparence

Le directeur financier du réseau social, Dave Wehner, a déclaré que le groupe américain avait décidé de mettre en place une structure de vente locale dans les pays où il possédait déjà un bureau commercial.

« En termes simples, cela signifie que le chiffre d’affaires publicitaire généré par nos équipes locales ne sera plus enregistré par notre siège social à Dublin, mais le sera par la société locale du pays en question », écrit-il dans un article publié sur un blog du réseau social.

« Nous pensons que ce transfert vers une structure de vente locale permettra plus de transparence, comme l’ont demandé les gouvernements et les législateurs à travers le monde, qui souhaitent une plus grande visibilité sur le chiffre d’affaires réalisé dans leur pays », a-t-il déclaré.

Les GAFA dans le viseur de Bruxelles

La Commission européenne cherche à établir de nouvelles règles afin de mieux taxer les géants du numérique opérant sur le sol européen et entend faire des propositions dans ce sens dès 2018. L’exécutif européen leur reproche de payer trop peu d’impôts dans des pays à faible fiscalité, comme l’Irlande ou le Luxembourg, où leurs sièges sociaux européens sont installés.

L’exécutif européen envisage notamment d’augmenter l’imposition sur les revenus publicitaires des géants du numérique, de les taxer sur la base du chiffre d’affaires réalisé dans chaque pays ou encore d’imposer les transactions électroniques.

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