François Fillon condamné pour l’affaire des emplois fictifs de son épouse

L’ancien Premier ministre français François Fillon a été condamné en appel à 4 ans de prison, dont un ferme, pour avoir fourni des emplois fictifs à son épouse. Le couple conteste le verdict et se pourvoit en cassation.

Euractiv France
Trial of ex-French Prime Minister Fillon and his wife in Paris
L’affaire des emplois fictifs dite « PenelopeGate » avait été révélée pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, lorsque François Fillon était le candidat de la droite. Après sa défaite, il s’était retiré de la vie politique. [ EPA-EFE/YOAN VALAT]

L’ancien Premier ministre français François Fillon a été condamné en appel à 4 ans de prison, dont un ferme, pour avoir fourni des emplois fictifs à son épouse. Le couple conteste le verdict et se pourvoit en cassation.

L’affaire des emplois fictifs dite « PenelopeGate » avait été révélée pendant la campagne pour l’élection présidentielle de 2017, lorsque François Fillon était le candidat de la droite. Après sa défaite, il s’était retiré de la vie politique.

Son épouse, Penelope Fillon, aurait bénéficié de trois emplois fictifs comme assistante parlementaire auprès de M. Fillon lui-même quand il était député et de son suppléant. Les faits se seraient déroulés entre 1998 et 2013 et auraient été rémunérés plus de 600 000 euros net.

En première instance, François Fillon avait été condamné à cinq ans de prison dont deux ans ferme, 375 000 euros d’amende et dix ans d’inéligibilité, pour « détournement de fonds publics, complicité et recel d’abus de biens sociaux ». Penelope Fillon, quant à elle, avait été condamnée à 3 ans d’emprisonnement avec sursis, 375 000 euros d’amende et deux ans d’inéligibilité.

La Cour d’appel de Paris a donc également considéré que les emplois en question étaient bien fictifs, mais a réduit les peines prononcées à l’encontre des deux époux, respectivement à 4 ans de prison dont un ferme et deux ans de prison avec sursis. Le montant de l’amende est resté inchangé.

Le couple conteste depuis le début le bien-fondé de l’accusation, alléguant que le travail de Penelope Fillon était bien réel mais qu’il se déroulait « sur le terrain » et pas à l’Assemblée nationale.

Les deux ont annoncé se pourvoir en cassation et sont donc présumés innocents jusqu’au prononcé de la Cour de cassation.