François Hollande veut "une autre politique pour l’Europe"

Candidat à la primaire du Parti socialiste, le député de la Corrèze se penche sur l’Europe. Et fait trois propositions pour rompre avec "la politique de Merkel, Sarkozy et Barroso".

EURACTIV.fr

Candidat à la primaire du Parti socialiste, le député de la Corrèze se penche sur l’Europe. Et fait trois propositions pour rompre avec « la politique de Merkel, Sarkozy et Barroso ».

Dans une note publiée sur son blog mardi 7 juin, le prétendant à l’investiture socialiste pour la présidentielle de 2012, François Hollande, évoque sa vision de l’Union européenne. La politique actuelle menée par « Merkel, Sarkozy et Barroso » serait « antisociale » et « antiéconomique ».

Absence de solidarité 

Les mouvements de jeunes en Espagne, Portugal et Grèce n’en seraient que la conséquence. « Les plans de sauvetage des pays de la zone euro (…) font porter les efforts uniquement sur la population » alors que « rien n’est demandé aux entreprises (…), ni aux banques qui ont prêté à ces États », écrit l’ancien premier secrétaire du Parti socialiste.

De plus, ces actions ne sont accompagnées « d’aucune politique structurelle visant à aider ces pays à faire face à leurs vraies difficultés (…) et à lancer des programmes de développement économique » ce qui ne ferait que refléter « l’absence de solidarité au sein de la zone euro qui impose la rigueur à ses membres les plus fragiles ». 

Trois propositions 

Pour faire « renouer l’Europe avec la croissance et la solidarité », François Hollande fait trois propositions : 

  • Regrouper la dette publique en euros de « tous les États membres » au sein d’une Agence européenne de la dette. Il rejoint le point de vue du premier ministre conservateur luxembourgeois, Jean-Claude Juncker, également président de l’eurogroupe.
  • Donner la possibilité à l’Union européenne d’avoir ses propres ressources financières en l’autorisant à taxer les transactions financières. Si les chefs d’État et de gouvernement européens y sont actuellement opposés, les parlementaires européens de tous bords l’ont déjà demandé à de nombreuses reprises.
  • Investir le budget européen dans « l’éducation, la formation », au « service du développement durable » ce qui permettra à l’Europe de se doter « d’une stratégie de croissance à long terme ». 

Si dans un avenir proche, François Hollande devient président de la République française, il ne lui restera plus qu’à convaincre ses 26 homologues européens de suivre ses recommandations.