G. Schröder tente de rassurer l'UE sur le projet de gazoduc sous la Baltique [FR]

L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder s'est rendu à Bruxelles en tant que nouveau conseiller de haut rang de l'entreprise en charge de gérer le projet controversé de gazoduc sous la mer Baltique.

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L’ancien chancelier allemand Gerhard Schröder s’est rendu à Bruxelles en tant que nouveau conseiller de haut rang de l’entreprise en charge de gérer le projet controversé de gazoduc sous la mer Baltique.

G. Schröder, qui n’a pas été réélu à l’automne 2005, a rencontré le commissaire à l’énergie, Andris Piebalgs et le commissaire en charge de l’industrie, Günter Verheugen, membre du parti social démocrate allemand (SPD) anciennement présidé par G. Schröder. Il est venu pour défendre le projet de gazoduc sous la mer baltique, considéré comme « tout à fait essentiel » par son nouvel employeur, Nord Stream AG, qui estime que « la sécurité de l’offre de gaz est assurée, non seulement pour l’Allemagne mais également pour l’Europe ».

Nord Stream AG est une joint-venture russo-allemande installée en Suisse et contrôlée par Gazprom, un monopole d’Etat russe dans le secteur du gaz. Son projet a été vivement critiqué par les pays d’Europe centrale et orientale, la Pologne en tête. Ils craignent que la Russie n’utilise le gazoduc, qui traverse leurs territoires, pour leur imposer des prix sur l’énergie plus élevés, les privant des moyens pour réagir.

De plus, les pays bordant la Mer baltique, notamment la Suède, s’en sont également pris au gazoduc d’un point de vue écologique. A la fin de la deuxième guerre mondiale, des cargaisons d’explosifs et d’armes chimiques ont été rejetées dans les eaux de la mer baltique que le gazoduc doit traverser. G. Schröder a pris note de ces inquiétudes et a annoncé que Nord Stream réaliserait une étude d’impact environnementale au cours de l’été 2007.

Selon le directeur général de Nord Stream, Matthias Warnig, ces réticences ne retarderont pas la construction du gazoduc, prévue pour 2010: « Nord Stream construit un dialogue actif avec tous les pays du pourtour de la Mer baltique afin de mettre en oeuvre le projet dans des conditions optimales. Nord Stream procèdera à une étude d’impact sur l’environnement complète à l’automne 2007. » Peu avant, Nord Stream avait déjà annoncé son intention de prévoir le trajet du gazoduc de manière à éviter les emplacements des dépôts de munitions et d’explosifs, laissant de chaque côté du gazoduc un couloir d’un kilomètre.