Herman Van Rompuy sceptique sur la règle d’or

Pour le président du Conseil européen, les gouvernements de la zone euro n’ont pas besoin de cette réforme constitutionnelle pour revenir à un équilibre budgétaire.

EURACTIV.fr
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Pour le président du Conseil européen, les gouvernements de la zone euro n’ont pas besoin de cette réforme constitutionnelle pour revenir à un équilibre budgétaire.

Pour Herman Van Rompuy, la règle d’or n’est pas la panacée, accréditant ainsi les arguments développés ces dernières semaines par les socialistes français. Le 31 août, le président du Conseil européen a fait connaître le fond de sa pensée sur la mesure phare proposée par le couple franco-allemand lors de leur sommet mi-août.

Dans la Constitution

Interviewé sur LCI, il a déclaré que les gouvernements pouvaient assainir leurs finances publiques « sans une disposition constitutionnelle ».

Le message est clair donc  : il ne suffit pas de l’écrire, il faut le faire.

La chancelière allemande, Angela Merkel, et le président français, Nicolas Sarkozy, avaient proposé en pleine tourmente des marchés boursiers que les 17 États membres de la zone euro inscrivent dans leur Constitution la règle d’or imposant l’équilibre budgétaire.  

Priorité des priorités

Présent lors de l’université d’été du Medef, Herman Van Rompuy a également invité les responsables européens à parler d’une seule voix, au risque d’exciter la nervosité des marchés, rapporte le site du Figaro.

« Critiquer les décisions prises collectivement est une erreur stratégique », a-t-il déclaré. Puis d’invoquer la devise de l’UE en rappelant que « l’union fait la force dans la diversité ».  

Le président du Conseil européen a insisté sur le fait que la mise en œuvre des conclusions du sommet des chefs d’État et de gouvernement du 21 juillet était « à brève échéance, la priorité des priorités ».