IA générative : xAI va signer une partie du code de bonnes pratiques de l’UE
La société d’IA d’Elon Musk, xAI, a annoncé qu’elle allait signer le chapitre sur la sécurité du code de bonnes pratiques de l’UE pour l’IA générative.
Les développeurs d’IA peuvent adhérer volontairement au code de bonnes pratiques de l’UE en matière d’IA générative afin d’être considérés comme conformes au règlement européen sur l’IA, l’AI Act.
Le code est divisé en trois chapitres : transparence, droits d’auteur, et sûreté et sécurité.
Jeudi 31 juillet, xAI a annoncé qu’elle ne signerait que le dernier de ces trois chapitres, qui définit les mesures que les entreprises doivent prendre pour identifier et atténuer les risques pour la sécurité et la sûreté qui pourraient découler de leurs modèles.
L’entreprise, qui propose son chatbot IA Grok sur la plateforme de médias sociaux X, également détenue par Elon Musk, estime que d’autres parties du code sur l’IA contenaient des exigences « profondément préjudiciables à l’innovation ».
Elle a notamment critiqué le chapitre sur les droits d’auteur, le qualifiant de « clairement excessif », sans toutefois donner plus de détails.
Les signataires du chapitre sur les droits d’auteur s’engagent, entre autres dispositions, à ne reproduire et extraire du contenu protégé par le droit d’auteur que s’il est légalement disponible.
Plus tôt dans la journée, Microsoft a annoncé qu’il signerait l’intégralité du code GPAI. En revanche, d’autres géants de la tech ne l’ont pas signé ou ont annoncé leur intention de ne pas le faire. Meta (Facebook, Instagram, WhatsApp) a déclaré qu’il ne le signerait pas.
En réponse à une question sur xAI lors de la conférence de presse de midi aujourd’hui, un porte-parole de la Commission a déclaré qu’il était possible de ne signer qu’un seul chapitre du code, mais a ajouté que la Commission aurait préféré que xAI signe également les autres chapitres.
xAI devra toujours démontrer sa conformité avec l’ensemble de la loi sur l’IA, a ajouté le porte-parole.
Le chatbot Grok de X a été critiqué dans l’UE au début du mois, après avoir publié une série de messages antisémites.
Cette explosion a conduit la Pologne à demander à la Commission d’enquêter sur Grok en vertu de la loi sur les services numériques de l’Union.
[Édité par Anne-Sophie Gayet]