Israël - Hamas : le Premier ministre tchèque apporte son soutien à Ursula von der Leyen

Israël a tout à fait le droit de se défendre, a écrit le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, dans un tweet suite à un article d’Euractiv sur le personnel de l’UE critiquant la position de la présidente Ursula von der Leyen à l’égard d’Israël, publié vendredi (20 octobre).

EURACTIV République tchèque
President of the European Commission meets Czech Republic’s Prime Minister Petr Fiala
Dans une lettre consultée par Euractiv, près de 850 employés de l’UE à travers le monde ont critiqué la position de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui apporte un soutien inconditionnel à Israël.

Israël a tout à fait le droit de se défendre, a écrit le Premier ministre tchèque, Petr Fiala, dans un tweet suite à un article d’Euractiv sur le personnel de l’UE critiquant la position de la présidente Ursula von der Leyen à l’égard d’Israël, publié vendredi (20 octobre).

Dans une lettre consultée par Euractiv, près de 850 employés de l’UE à travers le monde ont critiqué la position de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, qui apporte un soutien inconditionnel à Israël.

Ils se disent préoccupés par le « soutien inconditionnel de la Commission européenne que vous représentez à l’une des deux parties », ont-ils écrit dans la lettre envoyée à Mme von der Leyen vendredi.

La lettre a été envoyée aux délégations de l’UE dans le monde entier, y compris aux bureaux de représentation de la Commission européenne.

Ils écrivent également qu’ils sont préoccupés par « l’apparente indifférence manifestée ces derniers jours par notre institution à l’égard du massacre actuel de civils dans la bande de Gaza, au mépris des droits de l’homme et du droit humanitaire international ».

M. Fiala a reposté l’article d’Euractiv sur X avec un commentaire soutenant pleinement la présidente de la Commission européenne.

« Israël a tout à fait le droit de se défendre après les attaques terroristes barbares du Hamas. Soutenir Israël dans cette situation est la seule position possible et correcte », a posté M. Fiala.

« En revanche, il est inacceptable de soutenir des organisations terroristes qui utilisent des civils comme boucliers humains. La République tchèque est du côté d’Israël, et je suis heureux qu’Ursula von der Leyen le soit aussi. Madame la présidente a tout notre soutien dans cette affaire », a écrit le Premier ministre.

La République tchèque est un fervent défenseur d’Israël et, comme Euractiv République tchèque l’a déjà rapporté, M. Fiala soutient le transfert controversé de l’ambassade tchèque en Israël de Tel Aviv à Jérusalem.

Jusqu’à présent, seuls cinq États ont installé leur ambassade à Jérusalem : les États-Unis, le Kosovo, le Honduras, le Guatemala et la Papouasie–Nouvelle-Guinée.

En outre, le ministre des Affaires étrangères Jan Lipavský a été le premier ministre européen à se rendre en Israël dans le cadre de la guerre contre le Hamas.

Mme Von der Leyen n’a pas seulement reçu des critiques de la part des employés des institutions européennes.

Certains responsables et États membres européens lui ont également reproché de ne pas avoir déclaré que l’UE attendait d’Israël qu’il respecte le droit humanitaire international dans sa réponse à l’attaque du Hamas.

S’exprimant sous couvert d’anonymat, une source de l’UE proche du dossier a déclaré à Euractiv la semaine dernière que la France en particulier se montrait « nerveuse » à chaque fois que Mme von der Leyen soutenait Israël dans ses déclarations publiques, craignant une réaction négative de la part de ses importantes communautés musulmanes.

La source a souligné qu’il fallait comprendre la position de la France, mais en même temps, Paris devait réaliser que « les attaques terroristes doivent être condamnées sans crainte ».

Plusieurs représentants du gouvernement espagnol ont critiqué la réaction « disproportionnée » d’Israël à Gaza, ce qui a donné lieu à une prise de bec diplomatique la semaine dernière.

Entre-temps, Ernest Urtasun, porte-parole de la plateforme de gauche Sumar, a clairement indiqué la semaine dernière que la reconnaissance de l’État palestinien était l’une des conditions de la signature d’un accord de coalition avec le Premier ministre socialiste en exercice Pedro Sánchez, notant qu’il ne devrait pas être nécessaire d’attendre une position commune de l’UE.