Jack Straw souligne que l'UE doit respecter ses engagements vis-à-vis de la Turquie [FR]
S'exprimant devant le Parlement européen, le ministre britannique des affaires étrangères a estimé que l'adhésion de la Turquie constituait la seule issue envisageable pour les futures négociations entre Bruxelles et Ankara.
S’exprimant devant le Parlement européen, le ministre britannique des affaires étrangères a estimé que l’adhésion de la Turquie constituait la seule issue envisageable pour les futures négociations entre Bruxelles et Ankara.
L’ouverture des négociations d’adhésion entre l’UE et la Turquie, fixée au 3 octobre prochain, constitue l’une des principales échéances de la présidence britannique de l’Union.
Dans un discours prononcé devant la commission des affaires étrangères du Parlement européen, le chef de la diplomatie britannique, Jack Straw, a admis que l’UE avait besoin, suite au récent élargissement, de traverser « une période, non pas de réflexion, mais de digestion ».
Le secrétaire au Foreign Office a toutefois ajouté : « Nous avons pris des engagements vis-à-vis de la Turquie, nous avons pris des engagements vis-à-vis de la Croatie, j’estime que ces engagements doivent à présent être respectés. » Jack Straw a indiqué que le Royaume-Uni était hostile à un report de l’ouverture des négociations avec Ankara, ainsi qu’à l’option d’un « partenariat privilégié » entre l’UE et la Turquie – récemment remise sur la table par l’opposition chrétienne-démocrate allemande.
Le ministre allemand des affaires étrangères, Joschka Fischer, a soutenu son homologue britannique : « Après plus de quatre décennies de promesses, ce serait faire preuve d’un manque singulier de vision politique que de fermer la porte à la Turquie. Si cela devait se produire, le prix à payer serait très élevé », a notamment déclaré M. Fischer.