Jean-Marc Ayrault prévoit un "cadrage" des dépenses publiques

Les dépenses de l’État, hors charge de la dette et des pensions, seront gelées jusqu’en 2015. Les "dépenses sociales" seront également "maîtrisées".

EURACTIV.fr
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Les dépenses de l’État, hors charge de la dette et des pensions, seront gelées jusqu’en 2015. Les « dépenses sociales » seront également « maîtrisées ».

Dans un contexte de diminution de la croissance et de manque à gagner entre 7 et 10 milliards d’euros dans les recettes fiscales de l’État, le gouvernement passe à l’offensive.

François Hollande étant « contre l’austérité », le Premier ministre a évoqué un « cadrage » des dépenses de l’État.

Dans un communiqué de presse diffusé à l’issue d’un séminaire gouvernemental, lundi 25 juin, Jean-Marc Ayrault a rappelé que « la maîtrise des comptes publiques était une nécessité ».  

La France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à faire passer son déficit en dessous de la barre des 3% du PIB en 2013 et de parvenir à l’équilibre en 2017. 

Tout d’abord, les prévisions de croissance seront revues à la baisse. « Pour 2013, aujourd’hui, quand on regarde ce que disent les experts, c’est vrai que probablement on sera amené, dans la loi de finances 2013, à prendre en compte la réalité aujourd’hui de la croissance », a déclaré le ministre des relations avec le Parlement, Alain Vidalies sur Itélé. Fixée à 1,7%, la croissance devrait être en réalité comprise entre 0,9 et 1,3%.  

Gel des dépenses en valeur

Les dépenses de l’État seront ensuite gelées en valeur, hors charge de la dette et des pensions, d’ici 2015, a déclaré le Premier ministre.  

Les créations de poste dans la fonction publique seront bien limitées à l’éducation, la police et la gendarmerie. Les autres ministères devront présenter leur stratégie de réduction des effectifs. 

Les collectivités locales seront également concernées par cette coupe dans les dépenses. « Des principes de responsabilité budgétaire seront définis dans l’acte III de la décentralisation » prévue par le gouvernement, indique le communiqué de Matignon. 

Mais l’État ne sera pas le seul touché par cette disette budgétaire. « Les dépenses sociales seront également maîtrisées », précise Jean-Marc Ayrault. 

Le projet de loi de finances pour 2013 et le budget pluriannuel 2013-2015 seront déposés au Parlement « avant le début du mois d’octobre ». 

En attendant, le Président de la République peut se rendre à Bruxelles avec un début de stratégie de discipline budgétaire.