Jean-Paul Gauzès : «Beaucoup veulent que l’on aille plus loin sur la réglementation des fonds alternatifs»

L’eurodéputé UMP/PPE et rapporteur de la nouvelle directive AIFM revient, pour EURACTIV.fr, sur le nombre record d’amendements déposés par les députés européens sur ce texte.

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L’eurodéputé UMP/PPE et rapporteur de la nouvelle directive AIFM revient, pour EURACTIV.fr, sur le nombre record d’amendements déposés par les députés européens sur ce texte.

1300 amendements ont été déposés par les eurodéputés sur le projet de directive sur les fonds alternatifs. Est-ce le signe d’une vive opposition d’une partie du Parlement européen à ce texte?

Je ne crois pas que ces amendements soient une preuve d’opposition à cette règlementation. Au contraire. Beaucoup veulent que l’on aille plus loin. Ayant vu les considérants, je constate notamment que des amendements émanant de différents groupes disent qu’ils veulent non seulement une réglementation des managers, mais aussi une règlementation des fonds. 

Cela montre l’intérêt que tout le monde porte à cette directive et à mon travail. Je défends une ligne de règlementation raisonnable. Je pense qu’il y aura trois types d’amendements : ceux qui voudront démolir la directive (qui viendront plutôt des groupes eurosceptiques), ceux qui voudront la durcir (plutôt les Verts) et ceux qui veulent apporter des modifications pour améliorer la rédaction. J’ai d’ailleurs moi-même proposé des amendements à mon propre rapport, pour améliorer ma rédaction initiale.

Il s’agit surtout de faire un gros travail de compilation des amendements, et un travail de synthèse. Mais ce n’est pas une marque d’hostilité envers la directive.

Cela ne risque-t-il pas de ralentir et de compliquer votre travail?

Dans les dossiers précédents, j’ai prouvé que je tenais les délais. Cela me fera des nuits assez courtes, mais il n’y aura pas de difficultés.

A Strasbourg, la semaine du 8 février, je rencontrerai en bilatéral les rapporteurs fictifs, pour passer en revue les amendements déposés par leurs groupes politiques. Ensuite, je proposerai des compromis.

Et après?

Le 22 février, je présenterai ma position sur les amendements en commission des Affaires économiques (ECON). Ensuite auront lieu des trilogues avec la présidence espagnole et avec la Commission européenne, afin de mettre au point la position finale du Parlement. Le vote à la commission ECON aura lieu comme prévu au mois d’avril.

Si certains avaient dans l’idée de déposer des amendements pour retarder le calendrier, ils se sont trompés.