Jeux olympiques : la Cène en mode drag queen hérisse l’extrême droite italienne

Le tableau des drag queens recréant la Cène à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris a hérissé plusieurs responsables de l’extrême droite italienne, qui ont donné libre cours à leur indignation samedi 27 juillet sur les réseaux sociaux.

EURACTIV France avec AFP
Paris 2024 Olympic Games – Opening Ceremony
Matteo Salvini, vice-Premier ministre et chef du parti antiimmigration Lega (Patriotes pour l'Europe), a sonné la charge : « Ouvrir les JO en insultant des milliards de chrétiens à travers le monde a vraiment été un très mauvais début, chers Français. Sordides », a-t-il cinglé dans un message sur X. [EPA-EFE/ANNA SZILAGYI]

Le tableau des drag queens recréant la Cène à la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris a hérissé plusieurs responsables de l’extrême droite italienne, qui ont donné libre cours à leur indignation samedi 27 juillet sur les réseaux sociaux.

Matteo Salvini, vice-Premier ministre et chef du parti antiimmigration Lega (Patriotes pour l’Europe), a sonné la charge : « Ouvrir les JO en insultant des milliards de chrétiens à travers le monde a vraiment été un très mauvais début, chers Français. Sordides », a-t-il cinglé dans un message sur X.

Il a accompagné son message d’un photomontage accolant une reproduction du célèbre tableau de Léonard de Vinci représentant la Cène avec le tableau intitulé « Festivité » montrant un groupe à table, dont plusieurs drag queens célèbres (Nicky Doll, Paloma et Piche, reconnaissable à sa barbe blonde), faisant penser au dernier repas de Jésus avec ses apôtres.

Fratelli d’Italia (Conservateurs et Réformistes européens/CRE), le parti post-fasciste de la Première ministre Giorgia Meloni, n’est pas en reste.

Tommaso Foti, chef du groupe de ce parti au Sénat, a vu dans ce tableau « le crépuscule de l’Occident ». « On ne savait pas qu’il était nécessaire de mettre des images blasphématoires au lieu des athlètes au centre de la manifestation », a-t-il dénoncé sur Facebook.

Son homologue au Sénat, Lucio Malan, a jugé pour sa part « honteux le traitement réservé à Sergio Mattarella [le président de la République italienne âgé de 83 ans] à l’horrible cérémonie d’ouverture des JO : sous la pluie, protégé seulement par un poncho de plastique, alors que [Emmanuel] Macron, 46 ans, était bien à l’abri ».

Enfin, Nicola Procaccini, eurodéputé de Fratelli d’Italia et coprésident groupe CRE au Parlement européen, a préféré l’ironie grinçante : « J’ai beaucoup aimé la cérémonie de la Gay Pride. Savez-vous quand sont programmés les Jeux olympiques ? », a-t-il écrit sur X.