Journée mondiale contre le sida 2004 : les femmes au coeur des préoccupations

Lors de la Journée mondiale contre le sida 2004, l'accent sera notamment mis sur la situation des femmes. Le nouveau Commissaire à la santé affirme que des campagnes de sensibilisation doivent être menées en direction des jeunes Européens. 

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Lors de la Journée mondiale contre le sida 2004, l’accent sera
notamment mis sur la situation des femmes. Le nouveau
Commissaire à la santé affirme que des campagnes de sensibilisation
doivent être menées en direction des
jeunes Européens. 

La Journée mondiale contre le sida 2004 est organisée ce
mercredi 1er décembre, à l’initiative des
Nations-Unies.  

Un récent rapport d’ONUSIDA et de l’OMS ayant révélé que
les femmes sont de plus en plus touchées par l’épidémie de sida
dans le monde, la Journée sera cette année consacrée au
thème : « Femmes et filles, face au VIH et au sida ».

Le rapport indiquait également que le nombre de personnes
contaminées par le virus du sida avait atteint en 2003 le plus haut
niveau jamais enregistré, 39,4 millions de personnes étant alors
porteuses de la maladie dans le monde. Au sein de l’UE, la
situation est particulièrement préoccupante dans les Etats baltes,
tandis que des Etats voisins de l’Union tels que la Russie et
l’Ukraine ont enregistré une forte hausse du nombre de
personnes contaminées (voir également EURACTIV, 24 novembre 2004). 

Le Commissaire européen à la santé, Markos Kyprianou, a
déclaré que de nouvelles campagnes doivent être menées en direction
des jeunes Européens afin de sensibiliser ces derniers aux dangers
des relations sexuelles non protégées. « Les adolescents et les
jeunes de moins de 25 ans n’ont pas connu les campagnes en faveur
des relations sexuelles sûres menées dans les années 80 et au
début des années 90. Au moment où les taux d’infection par le VIH
augmentent sur notre continent, il est nécessaire de mettre en
œuvre des mesures d’urgence pour éviter une catastrophe de santé
publique », déclare M. Kyprianou.

Le Commissaire au développement et à l’aide humanitaire,
M. Louis Michel, affirme de son côté que l’UE pèse de tout son
poids dans la lutte globale contre l’épidémie. « La Commission
est le deuxième plus grand contributeur au Fonds mondial de lutte
contre le sida, la tuberculose et le paludisme, et elle a mis en
place, depuis octobre 2004, un ‘cadre politique’ que je
m’engage à traduire en initiatives concrètes en direction des pays
en développement, notamment par le biais d’un plan d’action qui
sera présenté l’année prochaine », a déclaré M. Michel
dans un communiqué de presse.