Kosovo: des divergences subsistent malgré l’appel à l’unité européenne [FR]
Suite à une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Viana do Castelo ce week-end, les Etats membres de l'UE restent divisés sur la question du futur statut du Kosovo. Les chances pour que les négociations actuelles aboutissent seraient « minces ».
Suite à une réunion informelle des ministres européens des Affaires étrangères à Viana do Castelo ce week-end, les Etats membres de l’UE restent divisés sur la question du futur statut du Kosovo. Les chances pour que les négociations actuelles aboutissent seraient « minces ».
Le 8 septembre, Wolfgang Ischinger, le représentant de l’UE lors du tour actuel des négociations sur le statut définitif du Kosovo, a déclaré aux ministres européens des Affaires étrangères qu’il estimait qu’il y avait de « faibles chances » de parvenir à un accord d’ici le 10 décembre, date à laquelle la troïka devrait faire son rapport aux Nations unies.
Les Etats-Unis et un certain nombre d’Etats membres ont déclaré qu’ils reconnaîtraient le Kosovo si le pays décide de déclarer son indépendance de manière unilatérale en cas d’échec des négociations actuelles. Mais la Russie est opposée à une telle initiative qui établirait un précédent pour d’autres régions séparatistes. L’Espagne, le Grèce, la Roumanie, la Hongrie, la Slovaquie et Chypre partagent ces inquiétudes et insistent donc sur une issue acceptable pour la Serbie qui a exclu toute forme d’indépendance.
Néanmoins, une telle démonstration de division au sein de l’UE pourrait nuire à la crédibilité de la politique étrangère européenne. Luis Amado, le ministre portugais des Affaires étrangères, dont le pays détient la Présidence européenne, a déclaré qu’il ne concevait pas une situation où à la fin des négociations, la Russie et les Etats-Unis seraient forts et l’Europe n’existerait tout simplement pas.