L'absence de dirigeant au Kosovo retarde les discussions avec la Serbie
L'absence sans précédent de dirigeant après la démission du président kosovar en septembre et la motion de méfiance donnée au gouvernement plus tôt cette semaine menace le rapprochement avec la Serbie qui avait récemment déclaré être prête à engager la discussion avec son ancienne province indépendante depuis 2008.
L'absence sans précédent de dirigeant après la démission du président kosovar en septembre et la motion de méfiance donnée au gouvernement plus tôt cette semaine menace le rapprochement avec la Serbie qui avait récemment déclaré être prête à engager la discussion avec son ancienne province indépendante depuis 2008.
La crise politique prolongée au Kosovo a atteint son sommet le 2 novembre lorsque le parlement à voté à 66 contre 1 pour sa dissolution. Après le vote, le président intérimaire du Kosovo, Jakup Krasniqi, a annoncé que des élections anticipées auraient lieu le 12 décembre.
C'est la première fois qu'un gouvernement est renversé par son propre parti dirigeant après avoir été invité à voter par le premier ministre, rapporte le site Internet Southeast European Times.
S'exprimant après la motion, le premier ministre sortant, Hashim Taqi, a déclaré que le pays était en crise depuis que le président Fatmir Sejdiu avait démissionné en septembre. Dans la mesure où le président du Kosovo est élu par le parlement, les élections législatives anticipées laissent penser qu'il est peu probable qu'un nouveau chef d'Etat soit élu cette année.
Les premières élections au Kosovo depuis sa déclaration d'indépendance devraient repousser le début des discussions parrainées par l'Union européenne avec la Serbie visant à améliorer leurs relations bilatérales, rapportent les agences.
Le dialogue avec Belgrade ne devrait débuter qu'après que les nouvelles institutions émergeant de ce scrutin seront constituées, aurait déclaré le président intérimaire Jakup Krasniqi.
Le quotidien serbe, Blic, a cité des sources albanaises selon lesquelles les politiciens kosovars ne souhaitaient pas dialoguer pour le moment. « Ce dialogue n'est pas une priorité sur l'agenda de Pristina et c'est la raison pour laquelle la situation due à la chute du gouvernement et qui demande des élections anticipées devrait repousser les discussions entre Belgrade et Pristina », a déclaré une source.
Dans le même temps, les media serbes ont rapporté qu'on ne savait toujours pas si les Serbes du nord du Kosovo participeraient aux élections. En 2009, lors des élections organisées par les autorités kosovares, le gouvernement serbe avait conseillé aux Serbes du Kosovo de ne pas y participer.
L'ethnie serbe représente environ 7 % de la population du pays.
Le gouvernement serbe prendra une décision claire et dans les temps concernant la participation des Serbes aux élections qui auront lieu le 12 décembre, a déclaré le ministre pour le Kosovo, Goran Bogdanovic, cité par Radio Serbie. Il a qualifié cette décision de « question d'Etat » avec des « intérêts d'Etat » en jeu.
En attendant, le premier ministre turc, Recep Tayyip Erdo?an, a déclaré mercredi (3 novembre) que la Turquie était prête à arbitrer les négociations de paix entre le Kosovo et la Serbie si elle y était invitée.
M. Erdo?an a fait cette déclaration lors d'une conférence de presse conjointe avec Hashim Taqi au Kosovo. M. Erdo?an s'est rendu au Kosovo pour une visite de deux jours afin de discuter des liens bilatéraux et des récents développements dans le pays, a rapporté la presse turque.