L’agenda de la ligne électrique France-Espagne se précise

Le président du directoire de RTE a annoncé que les premiers travaux devraient commencer avant juin 2011, et la ligne entrer en service en 2014.

EURACTIV.fr

Le président du directoire de RTE a annoncé que les premiers travaux devraient commencer avant juin 2011, et la ligne entrer en service en 2014.

Au cours de la présentation des résultats financiers de l’entreprise pour 2009, mardi 9 mars, le président du directoire de RTE, Dominique Maillard, a présenté le calendrier de l’interconnexion électrique France-Espagne. «Ce sera une sécurisation mutuelle des deux réseaux», a-t-il souligné. 

Alors que les appels d’offres pour les cables, le tunnel et la station de conversion sont en passe d’être lancés, la liste des fournisseurs devrait être arrêtée d’ici à la fin de l’année. La signature de ces contrats, fin 2010, devrait coïncider acec la déclaration d’utilité publique (DUP). Ce décret ministériel, attendu, fin 2010 ou début 2011 est une condition sine qua non pour commencer les travaux.

Le tracée de la ligne, qui sera enterrée, ne sera officiellement et définitivement arrêté qu’après la publication de la DUP. En attendant, côté français, les enquêtes d’utilité publique devraient avoir lieu dans la deuxième moitié de 2010.

Le premier coup de pioche devrait être donné au premier semestre 2011, et la ligne mise en service courant 2014. Le projet revient à mettre en place une ligne haute tension de 70km de long entre les deux pays. Le budget est estimé à 700 millions d’euros. RTE et son homologue espagnole, Red Electrica de Espana (REE) ont demandé une subvention de 225 millions d’euros à la Commission européenne pour réaliser ce projet. Mais la décision de Bruxelles n’est pas encore rendue.

Par ailleurs, interrogé sur la mise en œuvre du troisième paquet énergie, qui devrait être transposé en droit français avant mars 2011, Dominique Maillard a estimé qu’elle ne constituera pas une «révolution en termes de gouvernance» de l’opérateur. «Nous avons déjà des dispositions pour garantir tout soupçon de favoritisme à l’égard de notre actionnaire unique [EDF, NDLR]», a-t-il souligné. «Les dispositions déjà en place seront confortées par la mise en œuvre des directives européennes», a-t-il ajouté.