L’aide au développement du Mali va redémarrer
L’aide européenne avait été suspendue à la suite du coup d’Etat du 23 mars 2012. La France va également reprendre son aide bilatérale.
L’aide européenne avait été suspendue à la suite du coup d’Etat du 23 mars 2012. La France va également reprendre son aide bilatérale.
La progression des armées française et malienne vers le nord du Mali pose maintenant la question de l’après. Convoqués par la Haute représentante à l’action extérieure Catherine Ashton, les acteurs internationaux se sont réunis mardi 5 février à Bruxelles.
C’est la troisième réunion du groupe international de soutien et de suivi du Mali, sous la coprésidence de l’ONU, de l’Union africaine et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Les 45 délégations présentes, venant de 10 pays européens et de pays tiers, dont la Chine, la Russie, ou les Etats-Unis, ont échangé sur le soutien technique et financier de la troupe africaine, qui prendra la relève des Français sur le terrain et devrait compter près de 8000 hommes.
Feuille de route
Les responsables maliens ont pu présenter la feuille de route pour la reconstruction politique du pays. Pour la majorité des donateurs, qui attendent l’organisation d’élection, cette reconstruction est une condition nécessaire au redémarrage de l’aide au développement.
L’Union européenne a déjà pris les devants. « A moyen terme, nous devons nous assurer que le nord du Mali reçoive des fonds adéquats qui permettront d’assurer aux communautés des moyens d’existence », a déclaré un représentant officiel de l’UE à EURACTIV Bruxelles, en amont de cette réunion.
Lors de la conférence des donateurs pour le Mali, qui a eu lieu le 29 janvier, l’UE a annoncé le déblocage de 250 millions d’euros pour le rétablissement des services de base, tels que l’eau, l’électricité, la santé ou l’éducation.