L'Allemagne a l'intention de maintenir ses restrictions à la libre circulation des travailleurs de l
Le gouvernement à Berlin réunissant les conservateurs et les socio-démocrates décidera le 21 mars 2006 d'exclure les travailleurs de huit pays d'Europe centrale et orientale de son marché du travail jusqu'en 2009.
Le gouvernement à Berlin réunissant les conservateurs et les socio-démocrates décidera le 21 mars 2006 d’exclure les travailleurs de huit pays d’Europe centrale et orientale de son marché du travail jusqu’en 2009.
Les ministres du gouvernment Merkel voteront sur un projet de loi du ministre de l’emploi Franz Müntefering (socio-démocrate) selon lequel : « La fin des limitations existantes aujourd’hui se traduirait par un afflux beaucoup plus important de travailleurs immigrés, notamment pour les emplois à bas salaires, ce qui pourraient donner lieu à des tensions inacceptables sur le marché du travail allemand. »
La Grande-Bretagne, l’Irlande et la Suède n’ont pas imposé de restrictions à la circulation des travailleurs provenant de pays anciennement communistes. Le Portugal, l’Espagne et la Finlande ont eux annoncé la levée de telles restrictions à partir du 1er mai 2006. D’ici là, tous les pays de l’UE des 15 souhaitant prolonger ces mesures dites transitoires doivent le notifier à la Commission.
En bloquant l’accès au marché du travail allemand, la coalition menée par Angelika Merkel (chrétien-démocrate) va à l’encontre d’une recommandation de la Commission. L’exécutif européen a examiné les marchés du travail de la Grande-Bretagne et de l’Irlande, qui n’ont pas bloqué l’accès à leur marché du travail après l’élargissement de 2004, et est parvenue à la conclusion que cette décision a profité à l’économie de ces deux pays.
Cependant, le gouvernement Merkel a déjà établi dans son accord de coalition que « à ce stade et compte tenu de l’évolution de la politique du marché du travail et de la politique économique en Allemagne, le prolongement des mesures transitoires sur la mobilité des travailleurs des dix nouveaux pays membres semble s’imposer. »
En fait, les mesures s’appliquent uniquement aux travailleurs de huit pays d’Europe centrale et orientale. La coalition allemande a ajouté que « ces mesures ont empêché une hausse de l’immigration sur le marché du travail allemand ». Lors de la conclusion de cet accord, les ministres allemands ont laissé entendre que le gouvernement pourrait tenter de prolonger ces mesures jusqu’en 2011, date à laquelle celles-ci devront être supprimées sur l’ensemble du territoire de l’UE.