L'Autriche veut bannir le nucléaire du plan Juncker
Werner Faymann, le premier ministre autrichien, veut s'opposer à la présence de projets liés à l'énergie nucléaire dans le plan Juncker.
Werner Faymann, le premier ministre autrichien, veut s’opposer à la présence de projets liés à l’énergie nucléaire dans le plan Juncker.
Plusieurs projets liés au nucléaire, dont la centrale de Hinkley Point, figurent dans la liste de projets britanniques candidats aux investissements du plan Juncker. 2 000 projets ont été proposés par les États membres et pourraient ainsi bénéficier de financements dans le cadre du plan d’investissement Juncker, qui s’élève à 315 milliards d’euros.
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« Nous éprouvons le besoin de faire remarquer que la contribution de l’Autriche [au plan Juncker] n’alimentera pas l’industrie nucléaire », déclarait le 17 décembre la ministre autrichienne de l’environnement, Andrä Rupprechter, selon l’agence de presse autrichienne (APA).
La ministre a reconnu que la position de l’Autriche sur le nucléaire n’était pas partagée par la majorité des États membres, mais que l’Allemagne, le Luxembourg et la Suède étaient tout aussi réticents.
« Nous ne nous opposons pas aux projets qui visent l’amélioration de la sécurité des centrales existantes, mais à la construction ou à l’achèvement de nouveaux projets », ajoute-t-elle.
En octobre, la Commission européenne a approuvé le financement du projet qui permettra de construire le réacteur de Hinkley, entre autres, dans le cadre de la renaissance nucléaire britannique. L’énergie atomique est un volet clé de la stratégie énergétique de l’avenir du Royaume-Uni.
Au moment de l’élaboration de cette stratégie, le commissaire à la politique régionale, qui était alors l’Autrichien Johannes Hahn, s’était déjà opposé au projet.
L’Autriche avait en outre menacé de lancer des procédures judiciaires afin de stopper le projet.
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