L’Espagne veut accélérer le processus d’adhésion de l’Islande et de la Turquie
Le Conseil européen de juin pourrait décider de lancer les négociations d’adhésion avec l’Islande, et d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations avec la Turquie, selon la présidence espagnole de l’UE.
Le Conseil européen de juin pourrait décider de lancer les négociations d’adhésion avec l’Islande, et d’ouvrir de nouveaux chapitres de négociations avec la Turquie, selon la présidence espagnole de l’UE.
Les ministres des affaires étrangères de l’UE ont discuté le 10 mai des possibilités de lancer les discussions d’adhésion lors du Conseil européen des 16 et 17 juin, a affirmé le ministre espagnol des affaires étrangères Miguel Angel Moratinos, dont le pays est à la tête de la présidence tournante de l’UE.
« Nous parlerons peut-être du lancement des négociations avec l’Islande en tant que pays candidat […] En principe, je ne pense pas qu’il y aura beaucoup de difficultés, mais nous devons attendre de voir comment nous créerons le consensus pour inclure cette question dans l’agenda », a-t-il affirmé selon les citations de RTE news.
Maroš Šef?ovi?, commissaire de l’UE aux affaires institutionnelles, a dit qu’il avait noté un « soutien solide » en faveur de l’Islande lors de la rencontre des ministres.
Le soutien pour la candidature d’adhésion de l’Islande à l’UE est large au sein de l’Union, malgré les problèmes économiques du pays. Le 8 mars, le commissaire à l’élargissement Štefan Füle a dit que le possible remboursement des 3,9 milliards d’euros perdus par les épargnants néerlandais et britanniques lors de la faillite de la banque Icesave était une question bilatérale qui ne devrait pas affecter les perspectives d’adhésion du pays (EURACTIV.com 09/03/10).
« La présidence espagnole pense que nous devons continuer le processus de négociation avec détermination et nous diriger vers l’ouverture de nouveaux chapitres », a dit M. Moratinos après un Conseil Association UE-Turquie, qui a eu lieu en marge de la rencontre ministérielle.
Le ministre espagnol a dit qu’il ne pouvait pas préciser combien de chapitres il comptait ouvrir pendant le mandat de l’Espagne, qui se termine le 30 juin. Il a cependant assuré que des efforts internes étaient réalisés dans l’UE et que la présidence faisait « du travail supplémentaire sur les chapitres qui comportent plus d’éléments politiques » (voir « Contexte »).
Le commissaire Stefan Füle a noté par la même occasion qu’il existait des opportunités d’ouvrir les chapitres sur la concurrence et la sécurité alimentaire cette année, ajoutant qu’il souhaiterait également commencer à travailler sur les chapitres sur l’éducation et l’énergie.
Pour sa part, le ministre turc des affaires étrangères Ahmet Davuto?lu a dit que son pays était « déterminé à poursuivre des réformes de grande envergure. »
En référence à la récente approbation au Parlement, d’une loi introduite par le parti AKP pour réformer la constitution, il a déclaré que cette avancée était peut-être l’une des plus grandes réformes dans l’histoire de la Turquie » et que son pays continuerait à travailler pour mettre en œuvre les « standards démocratiques » en conformité avec le droit communautaire.
Unis dans les affaires mondiales
M. Moratinos et M. Davuto?lu ont insisté sur le besoin de coopérer plus étroitement sur les affaires mondiales. Ce dernier ayant ajouté que la Turquie pourrait contribuer à faire de l’Europe un acteur mondial.
Il a expliqué qu’il avait organisé des discussions avec la haute représentante de la politique extérieure Catherine Ashton à propos de l’Iran et de ses ambitions nucléaires, et que la Turquie continuait ses efforts de médiation « car il y existait encore de la marge pour la diplomatie. »
Pour le moment, le négociateur en chef de l’Iran, Saeed Jalilin, a dit qu’il pourrait envisager des discussions avec la haute représentante des affaires extérieures Catherine Ashton en Turquie. Aucune date n’a été précisée.
Mme Ashton a dit à Bruxelles lundi qu’elle était prête à discuter avec les dirigeants iraniens, mais seulement sur leur programme nucléaire controversé.
CALENDRIER :
16-17 juin: Conseil européen