L’euro lui-même n’est pas en crise, selon Trichet
Dans une interview accordée au magazine Le Point, le gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet insiste sur la bonne santé de l’euro et l’importance pour la zone d’améliorer la surveillance des politiques économiques.
Dans une interview accordée au magazine Le Point, le gouverneur de la Banque centrale européenne, Jean-Claude Trichet insiste sur la bonne santé de l’euro et l’importance pour la zone d’améliorer la surveillance des politiques économiques.
“Personne n’a envisagé un instant l’hypothèse” de la sortie de la Grèce de la zone euro. Dans une interview accordée au magazine Le Point, le gouverneur de la BCE martèle que la crise traversée par les dix sept pays de la monnaie unique n’est pas une crise de la monnaie.
Interrogé au lendemain du sommet de Bruxelles du 21 juillet dernier, Jean-Claude Trichet insiste : l’euro est en bonne santé, la monnaie unique est, selon lui, “stable, crédible, solide”.
La situation de la Grèce est liée à de “monumentales erreurs de gestion passées”, rappelle M. Trichet. Le non respect du Pacte de stabilité et de croissance par les Européens explique en partie la situation dans laquelle se trouve les pays de la zone euro en difficulté.
« Confédération d’États souverains »
Le Français, qui doit quitter la présidence de la banque de Francfort à l’automne, estime enfin crucial pour la zone euro d’améliorer la surveillance des politiques économiques et budgétaires.
“La Pacte de stabilité et de croissance n’était pas une création artificielle traduisant une vision ultraorthodoxe de l’économie d’outre-Rhin. C’était un cadre budgétaire absolument indispensable dans une zone à monnaie unique qui n’a pas de gouvernement fédéral ni de budget fédéral”.
Le président de la BCE rappelle qu’“à l’intérieur de la zone euro, les pays qui ont été attentifs à leur budget et à leur compétitivité, comme l’Allemagne ou l’Autriche, ont eu création d’emplois et diminution du chômage, même dans la crise”.
Pour Jean-Claude Trichet, les Européens finiront par créer “une confédération d’États souverains d’un type entièrement nouveau, qui ne serait pas une imitation des États-Unis d’Amérique”.