L’Europe acclame Obama qui met fin à la guerre contre le terrorisme [FR]

Au premier jour de son mandat, le président américain Barack Obama a mis un terme aux méthodes controversées de lutte contre le terrorisme de la précédente administration Bush. Il a en outre établi une équipe diplomatique forte pour répondre aux foyers de tensions dans le monde.

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Au premier jour de son mandat, le président américain Barack Obama a mis un terme aux méthodes controversées de lutte contre le terrorisme de la précédente administration Bush. Il a en outre établi une équipe diplomatique forte pour répondre aux foyers de tensions dans le monde.

D’un coup de stylo, M. Obama a mis fin à « la guerre contre le terrorisme », comme l’avait définie le président américain sortant, Georges W. Bush, signalant que le gouvernement américain n’enfreindra plus les lois internationales ou américaines dans sa lutte contre ses ennemis.

Les composantes essentielles de la structure développée par l’administration Bush sont désormais abolies. Comme attendu, M. Obama a ordonné la fermeture du centre de détention controversé de Guantanamo (EURACTIV 13/01/09), tandis que a CIA n’est désormais plus autorisée à conserver ses propres prisons outre-mer, qui agaçaient l’UE lors de la précédente administration américaine (EURACTIV 23/04/07).

Signe de sa détermination à faire de la diplomatie un outil plus fort, M. Obama s’est rendu au Département d’Etat hier (23 janvier), un jour après le vote du Sénat confirmant la nomination d’Hillary Clinton au poste de secrétaire d’Etat. 

M. Obama a nommé deux « poids lourds » au Département d’Etat pour la gestion de la crise du Moyen-Orient et les situations en Afghanistan et au Pakistan. M. Obama et Mme Clinton ont conjointement présenté George J. Mitchell, envoyé spécial pour le Moyen-Orient et Richard Holbrooke, qui remplira ce rôle pour l’Afghanistan et le Pakistan. 

M. Mitchell, ancien leader de la majorité au Sénat, a aidé à la négociation d’un accord de paix en Irlande du Nord. Quant à M. Holbrooke, diplomate de longue date et ancien ambassadeur des Etats-Unis auprès des Nations-Unies, a joué un rôle central dans la rédaction des accords de paix de Dayton de 1995, qui ont mis un terme à la guerre en Bosnie. 

L’UE doit aider le nouveau président américain

Parallèlement, les ministres européens des Affaires étrangères se préparent pour une rencontre qui aura lieu lundi à Bruxelles, au cours de laquelle ils devraient discuter de la manière d’aider l’administration américaine à fermer Guantanamo en acceptant d’anciens détenus sur leurs territoires. 

Il ne devrait pas y avoir de position européenne commune étant donné que certains pays ont exclu d’accepter des détenus de Guantanamo. Mais le Portugal, l’Irlande, la France, l’Allemagne, et quelques autres pays examinent la possibilité d’accorder l’asile aux détenus relâchés pour lesquels un retour dans leurs pays d’origine entraînerait des menaces quant à leur sécurité.  

La présidence tchèque de l’UE a publié une déclaration accueillant la décision de M. Obama de fermer Guantanamo et de mettre un terme aux techniques d’interrogatoire particulièrement rudes utilisées sur les personnes suspectées de terrorisme.
Cette décision a pour nous une grande signification pratique et symbolique, et pourrait faciliter le renforcement de la coopération transatlantique en matière de contre-terrorisme et de sécurité, fondée sur le respect du droit international et des droits de l’homme, peut-on lire dans cette déclaration.

(Avec la contribution d’agences).