L'Italie ouvre ses frontières aux travailleurs des nouveaux Etats membres [FR]
L'Italie a décidé de mettre fin aux mesures transitoires qui empêchaient les ressortissants de huit pays d'Europe centrale et orientale de venir travailler dans les Etats d'Europe occidentale.
L’Italie a décidé de mettre fin aux mesures transitoires qui empêchaient les ressortissants de huit pays d’Europe centrale et orientale de venir travailler dans les Etats d’Europe occidentale.
Le gouvernement de centre gauche dirigé par l’ancien président de la Commission, Romano Prodi, est le huitième État membre, sur les 15 de l’ancienne Europe, à lever les restrictions temporaires imposées aux travailleurs de huit pays situés entre l’Estonie et la Slovénie.
Dans le même temps, le Conseil des ministres italien a adopté un décret régularisant 517 000 immigrants. La majorité d’entre eux ne pouvait pas prétendre à un permis de séjour du fait du quota imposé par l’ancien gouvernement de centre droit dirigé par le magnat des médias, Silvio Berlusconi.
Pas plus tard que fin avril 2006, le gouvernement Berlusconi annonçait son intention de maintenir encore trois ans « les mesures transitoires » barrant l’accès des ressortissants d’Europe de l’Est au marché du travail, jusqu’en mai 2009.
Le Royaume-Uni, l’Irlande et la Suède n’ont pas limité l’accès aux travailleurs en provenance de l’Europe de l’Est quand ces pays ont rejoint l’UE en 2004. Le 1er mai 2006, la Finlande, l’Espagne, le Portugal et la Grèce ont décidé de lever les restrictions après une période de deux ans. La France a choisi de les supprimer progressivement sur une période de transition de plusieurs années. D’ici le 1er mai 2011, l’ensemble des Etats membres de l’UE devront avoir levé toute barrière entravant la libre circulation des travailleurs.
La décision italienne est intervenue une semaine après la découverte par la police italienne, dans la région de Puglia au sud du pays, d’un camp de 113 Polonais soumis à des méthodes quasi-esclavagistes, travaillant jusqu’à 15 heures par jour pour 2 euros par jour et gardés par des « kapos » armés et des chiens.
Selon les médias polonais, plusieurs députés polonais du Parlement européen ont demandé au président Borrel de mettre cette question à l’ordre du jour de la session plénière qui se tiendra la première semaine de septembre.