L’ONU présente la position des pays en vue des négociations climatiques [FR]
Après avoir débattu pendant une année sur le contenu de l’accord post-Kyoto, les Nations unies ont publié une analyse, qui, elles l’espèrent, facilitera les négociations lors des prochaines négociations sur le climat qui auront lieu du 1er au 12 décembre à Pozna?.
Après avoir débattu pendant une année sur le contenu de l’accord post-Kyoto, les Nations unies ont publié une analyse, qui, elles l’espèrent, facilitera les négociations lors des prochaines négociations sur le climat qui auront lieu du 1er au 12 décembre à Pozna?.
Dans le projet de rapport de l’ONU, l’Union européenne a réaffirmé son engagement en vue de ramener à deux degrés Celsius l’augmentation moyenne de la température à l’échelle mondiale par le biais de mesures telles que l’échange d’émissions et le transfert de technologies. De leur côté, la Chine et l’Amérique latine ont mentionné le fait que les pays développés s’engageront à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d’au moins 25-40 % d’ici 2020 par rapport aux niveaux de 1990 et d’environ 80-95 % en 2050.
Selon le Brésil, il faudrait que la réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts constitue une part importante de l’accord. Le gouvernement de Brasilia a d’ailleurs déclaré que les efforts dépendent de la capacité institutionnelle, du capital d’investissement, de la technologie, de la recherche et développement, ainsi que de politiques et d’incitations appropriées.
Un mécanisme technologique et des fonds d’adaptation sont nécessaires
La Chine et le groupe de 77, la plus grande organisation intergouvernementale regroupant des pays en développement aux Nations unies, ont souligné le besoin d’instaurer un mécanisme technologique dans le cadre de la CCNUCC. Pour davantage de réductions et d’adaptation dans le cadre de la CCNUCC, il faut accélérer le développement, le déploiement, l’adoption, la diffusion et le transfert des technologies écologiquement saines, relève le rapport, qui propose de créer un organe exécutif pour s’occuper de la technologie. Le groupe a également suggéré la mise à disposition d’un fonds multilatéral destiné à la technologie climatique.
Des pays en développement, notamment le Brésil et la Chine, ont rappelé que les mesures visant à lutter contre le changement climatique nécessitent une distribution égale des engagements. Le Brésil a relevé que la responsabilité historique pour le changement climatique sera un facteur d’équité important pour déterminer la répartition des charges en matière de réduction. Selon ce pays, la responsabilité historique implique que, face au défi du changement climatique, les pays devraient contribuer à la solution en fonction de leur contribution au problème.
La Chine soutient résolument la création d’un mécanisme financier qui renforcerait la finance et les flux d’investissements pour appuyer les mesures, en particulier dans les pays en développement. Toutefois, quelques pays, notamment la Nouvelle-Zélande, ont noté que pour un financement efficace, il faut des mesures à différents niveaux, notamment en canalisant les investissements publics et privés. Ils ont également souligné le besoin de critères objectifs pour déterminer qui y a droit.
Négociations climatiques : les pays africains doivent s’unir pour négocier
Parallèlement, les pays africains se sont mis d’accord pour se réunir autour d’une table de négociations. Des délégués issus de 53 nations d’Afrique ont signé la déclaration d’Alger vendredi 21 novembre, un document qui donne plus de poids à ces pays dans le futur pacte.