L’UE allège l’embargo sur la viande britannique

Des experts vétérinaires de 27 États membres de l’UE ont accepté à l’unanimité de lever l’interdiction portant sur la viande, le lait et l’exportation d’animaux vivants en provenance de Grande Bretagne. L’embargo été imposé, par crainte de contagion, le 6 août, à la suite de l’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.

Des experts vétérinaires de 27 États membres de l’UE ont accepté à l’unanimité de lever l’interdiction portant sur la viande, le lait et l’exportation d’animaux vivants en provenance de Grande Bretagne. L’embargo été imposé, par crainte de contagion, le 6 août, à la suite de l’apparition d’un foyer de fièvre aphteuse.

En bref :

L’interdiction sera désormais limitée à une zone de surveillance d’un rayon de 10 kilomètres autour des deux fermes du Surrey où le premier foyer avait été découvert, a indiqué jeudi 23 août, le Comité permanent de la chaîne alimentaire et de la santé animale européen.

Grâce aux mesures strictes de protection entreprises, les exportations en provenance d’autres régions du pays n’ont pas été touchées par l’interdiction, ont précisé les experts.

L’obligation de suspendre les échanges commerciaux avec la Grande-Bretagne sera donc levée à partir du 25 août. Elle aurait coûté jusqu’à présent 2,7 millions d’euros par jour aux agriculteurs.

« La Commission a pu remettre rapidement en route les échanges commerciaux avec la Grande-Bretagne », a indiqué l’un des porte parole de l’exécutif européen, Philip Tod.

« La réduction des mesures de contrôle, à ce stade, a été rendue possible par l’évolution favorable de la situation de la maladie et par l’interdiction stricte et immédiate de déplacement du bétail qui avait été mise en place dans l’ensemble de la Grande-Bretagne » ont déclaré les experts européens. 

La nouvelle du contrôle de la maladie a été accueillie avec soulagement par les agriculteurs européens. La crise de 2001, qui avait frappé le Royaume Uni, l’Irlande, les Pays-Bas et la France avait laissé un sombre souvenir. Cet épisode avait provoqué le massacre de millions d’animaux et entrainé des milliards d’euros de pertes.

Des tests supplémentaires devront être effectués afin d’éliminer tout risque de contamination de la maladie. Selon l’enquête, ce risque serait cependant très faible. 

Les dernières restrictions seront examinées lors d’une autre réunion du Comité permanent prévue le 11 septembre 2007.