L'UE bloquée dans le débat sur les "indicateurs" économiques

Les dirigeants de l'Union européenne se sont réunis jeudi (16 septembre) pour poursuivre les discussions en cours visant à mieux coordonner leurs politiques économiques suite à la crise de la dette grecque. Toutefois, bien que des progrès aient été réalisés sur certaines questions, les discussions qui portent sur l'ensemble d'indicateurs proposé pour renforcer la surveillance économique parmi les Etats membres de l'UE restent dans l'impasse.  

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Les dirigeants de l'Union européenne se sont réunis jeudi (16 septembre) pour poursuivre les discussions en cours visant à mieux coordonner leurs politiques économiques suite à la crise de la dette grecque. Toutefois, bien que des progrès aient été réalisés sur certaines questions, les discussions qui portent sur l'ensemble d'indicateurs proposé pour renforcer la surveillance économique parmi les Etats membres de l'UE restent dans l'impasse.

 

Les diplomates de l'UE affirment qu'il existe un consensus parmi les Etats membres selon lequel la surveillance économique doit être étendue pour inclure les politiques macroéconomiques.

Lors du sommet de juin, les dirigeants de l'UE ont convenu de développer un tableau d'affichage pour mieux contrôler les développements de la compétitivité et permettre de détecter rapidement les tendances dangereuses ou non durables.

Un "semestre" de coordination de la politique économique va permettre de surveiller les grandes lignes budgétaires et économiques, notamment les prévisions sur la croissance et les taux d'intérêt (EURACTIV 08/09/10).

Aucun pays ne devrait avoir de prévisions excessivement optimistes, a dit Zsolt Darvas, chercheur au think-tank économique Bruegel.

D'après les propositions rendues par la Commission en mai, le "tableau d'affichage" de la compétitivité réviserait les indicateurs économiques tels que la productivité, le coût unitaire de la main d'œuvre, l'emploi, la dette publique et le crédit dans le secteur privé afin de détecter une montée en flèche du prix des actifs et une hausse excessive des crédits suffisamment tôt.

Le déséquilibre de la balance des paiements que nous avons pu voir en Irlande, en Espagne ou dans les pays baltes, par exemple, ne devrait pas se reproduire à l'avenir sans que nous réagissions au niveau européen, a expliqué un diplomate d'un grand Etat membre de l'UE.

Le diable est dans les détails

Toutefois, comme c'est souvent le cas dans les négociations avec l'UE, le diable est dans les détails : quels indicateurs seront choisis? a demandé le diplomate. Quels seront les seuils? La Commission a proposé une liste d'indicateurs mais lesquels vont rester? Est-ce que ce sera la balance commerciale, la balance des paiements, la productivité de la main d'œuvre? Ce ne sont pas des choix neutres.

Concrètement, sur les modalités, sur la base légale, il reste un grand travail technique à réaliser, a ajouté le diplomate. Et c'est un travail d'économiste.

Un autre diplomate a affirmé qu'il y avait un accord convergeant selon lequel les niveaux de la dette devraient être surveillés.

Il a toutefois admis que les discussions sur les indicateurs en étaient encore à un stade peu avancé. Nous sentons que c'est encore en discussion, a dit le diplomate, évoquant différentes options, comme la balance commerciale d'un pays ou la possibilité que le montant de sa dette soit géré par un autre pays.

Cette question n'a pas encore été débattue au niveau ministériel pour le moment, a-t-il ajouté, et le sommet de jeudi n'a pas prévu de l'évoquer.

Tôt ou tard, elle arrivera au niveau ministériel, a-t-il affirmé, sous-entendant qu'il y aurait peu de temps pour conclure les négociations à temps pour le prochain sommet de l'UE qui aura lieu les 28 et 29 octobre.