L'UE et l'OTAN rejettent le résultat des élections en Abkhazie

L'Union européenne et l'OTAN ont refusé de reconnaître le résultat des élections de vendredi dans la région séparatiste d'Abkhazie en Géorgie, où Alexander Ankvab, candidat pro-russe, a remporté une victoire retentissante.

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L'Union européenne et l'OTAN ont refusé de reconnaître le résultat des élections de vendredi dans la région séparatiste d'Abkhazie en Géorgie, où Alexander Ankvab, candidat pro-russe, a remporté une victoire retentissante.

Alexander Ankvab, ancien homme d'affaires pro-russe nommé président par intérim en mai à la mort du président géorgien, a remporté le scrutin avec 54,9  % des voix, selon les résultats officiels publiés samedi (27 août).

Les élections se sont tenues le 26 août, trois ans après une brève intervention militaire russe qui a vu Moscou prendre le contrôle des régions séparatistes géorgiennes, l’Abkhazie et l’Ossétie du Sud.

Le président russe, Dmitri Medvedev, a félicité M. Ankvab, lui souhaitant « beaucoup de succès » à son nouveau poste. M. Medvedev et M. Ankvab ont confirmé dans une déclaration du Kremlin leur souhait de renforcer les relations entre la Russie et l'Abkhazie.

Le ministère géorgien des affaires étrangères a, quant à lui, qualifié le scrutin de « parodie de droit international ». Les trois candidats, dont M. Ankvab, sont contre une réunification avec la Géorgie.

Le résultat des élections a été rejeté par la responsable de la politique étrangère de l'UE, Catherine Ashton, qui a rappelé que l'Union européenne soutenait l'intégrité territoriale et la souveraineté de la Géorgie, comme le stipulait le droit international.

Jerzy Buzek, le président du Parlement européen, a ajouté : « L'Union européenne ne reconnaît pas le cadre constitutionnel et juridique dans lequel ces élections ont eu lieu ».

« L'Abkhazie est une région autonome de la Géorgie et le Parlement européen soutient la souveraineté et l'intégrité territoriale de la Géorgie ».

En 2008, la Russie s'est engagée à ce que ses troupes reprennent leurs positions antérieures au conflit après la conclusion d’un accord entre la présidence française et Moscou. Mais cet accord n'a pas été respecté, a affirmé M. Buzek.

Anders Fogh Rasmussen, secrétaire général de l'OTAN, a lui aussi publié un communiqué dans lequel il a déclaré : « L’Alliance réaffirme son soutien sans réserve à la souveraineté et à l’intégrité territoriale de la Géorgie à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues ».

Mme Ashton et M. Buzek ont insisté sur l'importance des discussions internationales de Genève s'agissant d'assurer la sécurité et la stabilité de cette région.

Dans le même temps, les pays de l'UE ont approuvé la nomination de Philippe Lefort, un diplomate français, au poste de représentant spécial de l'Union européenne (RSUE) pour le Caucase du Sud et la crise en Géorgie.