L’UE exhorte la Turquie à rouvrir la frontière arménienne [FR]

Un représentant de haut niveau de l’UE a exhorté la Turquie, qui aspire à l’adhésion, à rouvrir sa frontière avec l’Arménie, poussant Ankara à normaliser ses relations avec Erevan. Cet appel fait suite à celui, similaire, lancé la semaine dernière par le président américain Barack Obama. 

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Un représentant de haut niveau de l’UE a exhorté la Turquie, qui aspire à l’adhésion, à rouvrir sa frontière avec l’Arménie, poussant Ankara à normaliser ses relations avec Erevan. Cet appel fait suite à celui, similaire, lancé la semaine dernière par le président américain Barack Obama. 

Peter Semneby, le représentant spécial de l’UE pour le Sud-Caucase, a affirmé que la normalisation des relations turco-arméniennes bénéficierait aux deux régions et contribuerait aux efforts de la Turquie à joindre le bloc européen.

Fondamentalement, il s’agirait d’un développement qui, selon moi, pourrait conduire à d’autres développements positifs, qui, en retour, nous seront bénéfiques, seront bénéfiques à la région, et partant, à la Turquie et à l’Union européenne, a déclaré M. Semneby mardi (14 avril) lors d’une session d’entretiens individuels. 

Ouvrir la frontière ne gênera probablement pas les perspectives européennes de la Turquie, a-t-il indiqué. 

M. Semneby a précisé que l’UE ne faisait pas pression sur la Turquie pour qu’elle reconnaisse que les massacres massifs d’Arméniens perpétrés par les Turcs ottomans en 1915 constitue un génocide, ce qu’Ankara nie vigoureusement. 

Je ne peux parler qu’au nom de l’Union européenne, et il n’y a absolument pas de pression de cette sorte, en aucun cas, a-t-il déclaré. Ce n’est pas notre problème, nous ne nous impliquons pas dans la question, a-t-il ajouté. 

M. Obama, en visite sur le sol de l’allié de l’OTAN, la Turquie, en début de mois, a également demandé à Ankara et Erevan d’achever au plus vite leurs négociations. 

Mais le Premier ministre turc, Tayyip Erdogan, a déclaré que l’impasse portant sur l’enclave du Haut-Karabakh, qui a déchiré l’Arménie et l’Azerbaïdjan lors d’une guerre à la fin des années 1980 et le début des années 1990, doit être dépassée avant que la Turquie et l’Arménie ne scellent un accord. 

L’Azerbaïdjan, qui vend du gaz et du pétrole à la Turquie, s’oppose à l’ouverture de la frontière par son allié, car un tel accord pourrait faire disparaître toute incitation pour l’Arménie de négocier sur le Haut-Karabakh.

(EURACTIV avec Reuters. Ce texte a été traduit de l’anglais par EURACTIV.)